Des négociations sur le climat se tiennent de lundi à vendredi à Barcelone, qui est le dernier rendez-vous de la communauté internationale sous l'égide de l'ONU avant la conférence de Copenhague (7 au 18 décembre 2009).
Pourquoi un nouveau sommet ?
Barcelone doit permettre de trouver un accord mondial contre le réchauffement du climat. Pour certains, cette semaine pourrait permettre au mieux d'aboutir à "un texte resserré identifiant les propositions essentielles et leur alternative". Et de renvoyer l'arbitrage à Copenhague où la présence des chefs d'Etat est ardemment souhaitée.
De son côté, la ministre danoise chargée du Climat Connie Hedegaard a déclaré lundi (2 novembre) : "Votre travail est d'arrêter des options claires pour les politiques sur les principaux points (du futur accord) afin de permettre aux ministres de trancher à Copenhague (...). Pas la fois prochaine, mais cette fois, ce vendredi (le 6 novembre)".
Les 4.000 délégués réunis en Catalogne vont donc tenter de surmonter les différends sur :
Des scientifiques estiment en effet que les émissions mondiales doivent cesser d'augmenter dès 2015 et ensuite divisées de moitié d'ici 2050.
le financement de l'aide aux pays les plus pauvres et aux plus vulnérables pour les aider à s'adapter à un climat déréglé et à modifier leurs pratiques.
Ce point divise les pays riches et émergents et en développement. Par exemple, l'Europe ne parvient pas à s'accorder sur le montant de sa contribution financière. Vendredi dernier, les dirigeants européens ont refusé d'avancer leur mise et suggéré de négocier d'abord avec les autres pays développés et avec les économies émergentes.
Selon la commission européenne, les besoins globaux sont évalués à 100 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020 et de 5 à 7 milliards (par an) l'aide à débloquer d'ici 2013. Mais la contribution européenne n'a pas été précisée.
D'autres rendez-vous à ne pas manquer
Après cette occasion manquée, la prochaine se présentera peut-être lors du prochain G20 Finances, en Ecosse (6-7 novembre) ou lors du sommet de l'APEC, le forum Asie-Pacique, à Singapour les 15 et 16.
Par ailleurs, le sommet sino-américain prévu le 17 novembre à Pékin entre les deux principaux pollueurs de la planète (40% des émissions mondiales), puis la visite du Premier ministre indien à Washington, offriront à ces grandes puissances une occasion supplémentaire de déblayer le terrain en vue d'un accord.Un nouveau coup d'épée dans l'eau ?
Un coup d'épée dans l'eau ?
Beaucoup d'observateurs estiment aujourd'hui que la conclusion d'un traité complet est désormais jugée officiellement improbable à Copenhague malgré deux ans de négociations parfois âpres.
Pour Yvo de Boer, la communauté internationale ne devrait conclure qu'un accord politique, si possible scellant ses principaux engagements. Quant aux détails, ils pourraient être finalisés en...2010.