Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, annonce la mise en place, « dès cet été », d'une nouvelle campagne de mesures autour des six sites industriels (dont celui de Jarrie) produisant du chlore à partir de mercure, un violent poison neurotoxique.
Cette campagne de mesures sera réalisée à « trois » avec l'industriel, les services de l'Etat et les associations, sur le site de Jarrie. Elle sera « généralisée à l'ensemble des sites en France pour permettre d'avoir des comparaisons », précise Mme Jouanno.
Pourquoi cette campagne ?
Cette décision fait suite à la publication, en février, d'une étude de France nature environnement (FNE), assurant notamment que sur le site d'Arkema à Jarrie, les émissions de mercure utilisé pour produire du chlore ont atteint un taux « vingt fois supérieur au seuil de risque défini par l'Organisation mondiale de la santé pour une exposition chronique ».
La méthodologie utilisée pour cette étude ayant été contestée, la FNE et les services de l'Etat sont en train de se mettre d'accord sur de nouvelles méthodes de mesures.

Des aides financières pour remplacer cette méthode de fabrication de chlore?
En échange de cette campagne de mesures, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, et Mme Jouanno, se sont engagés « à étudier la possibilité d'aides financières » pour permettre aux industriels d'installer des dispositifs de remplacement à cette méthode de fabrication du chlore.
Selon une première estimation, les coûts de conversion représenteraient un investissement global « de l'ordre de 10 à 20 millions d'euros par site ».