Alors que les inondations et glissements de terrain sévissent toujours en Colombie, le président colombien Juan Manuel Santos a décidé de décréter l'état de catastrophe naturelle dans 28 des 32 départements.
Ces nouvelles intempéries ont provoqué le décès de 25 personnes en une semaine.
Cette seconde saison des pluies, qui a démarré en septembre, est particulièrement intense à cause du phénomène climatique La Niña, qui entraîne une baisse de la température dans les secteurs central et oriental du Pacifique.
Depuis le début de la première saison des pluies (entre mars et juin), 136 personnes ont péri, a indiqué le ministère de l'Intérieur. 1,2 millions de personnes sont sinistrés par les débordements de fleuves et glissements de terrains. Selon les météorologues, les conditions climatiques devraient encore "empirer".
La déclaration d'état de catastrophe naturelle permet de débloquer des fonds et de l'aide pour les sinistrés plus rapidement, a expliqué le président colombien. La moitié des municipalités sont touchées par des inondations et glissements de terrain, selon le ministère de l'Intérieur, qui a précisé que l'Etat manquait de fonds pour venir en aide aux victimes.
Bogota, la capitale, touchée
Les inondations n'ont pas épargné Bogota, située à 2.600 mètres d'altitude, où des milliers de personnes ont été chassées de leurs maisons cette semaine par des inondations, notamment dans le quartier populaire de Bosa, dans le sud de la capitale. Craignant des glissements de terrain dans les bidonvilles construits à flanc de montagne à Ciudad Bolivar (sud), les habitants ont été évacuées.