L'information sur les sites d'entreposage des déchets radioactifs, le transport maritime des matières radioactives et le suivi des nappes d'eau souterraine en France est «difficile d'accès pour le public», a estimé le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN).
Information abondante, mais éparse et disparate
C'est le constat du Haut Comité au sortir d'une réunion consacrée notamment à la fuite d'uranium début juillet à Tricastin (Vaucluse).
En effet, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo avait saisi le Haut Comité suite à l'incident et avait réclamé une totale transparence sur le dossier :
- l'examen de la situation radio-écologique de l'ensemble des sites nucléaires
- la vérification notamment de l'état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises.
Une expertise diversifiée et indépendantePour répondre à cette situation, le Haut Comité propose :
- La création d'un site internet permettant une information structurée et harmonisée pour le public
- Il suggère une expertise crédible et indépendante des organismes aujourd'hui couramment impliqués dans l'évaluation des dossiers de la filière nucléaire
A savoir
Le réseau Sortir du Nucléaire et la Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radiocactivité (Criirad), qui contestent la légitimité du Haut Comité, n'ont pas participé à la réunion.
Un déchet radioactif est une substance radioactive dont aucun usage n'est prévu et dont la dispersion dans l'environnement n'est pas autorisée.
La plus grande partie des déchets radioactifs provient des usages civils de l'énergie nucléaire, notamment de l'industrie électronucléaire qui utilise et génère des matières radioactives dans les différentes étapes du cycle du combustible nucléaire. Les déchets radioactifs proviennent également de la médecine nucléaire, d'industries non nucléaires (extraction des terres rares par exemple), de l'utilisation passée d'éléments radioactifs dans l'industrie classique (paratonnerres à l'américium, peinture au tritium, etc.) ou encore des usages militaires de l'énergie nucléaire (fabrication d'armes atomiques en particulier).