Après l'incident de la semaine passée, le site de Tricastin est à nouveau montré du doigt. Les experts de l'Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (ISRN) annoncent que quatre points de concentration anormale en uranium ont été décelés dans la nappe phréatique. C'est à l'automne 2007 que ces points suspects avaient été découverts. Ils ont fait l'objet d'une enquête et d'un rapport remis aux autorités le 4 juillet dernier. Cette concentration anormale en uranium n'aurait donc aucun lien avec l'incident survenue sur le site de Tricastin, puisque les constatations des experts sont antérieures.
Les scientifiques ne sont pas certains de la cause de cette pollution de la nappe phréatique. Ils évoquent des « marquages antérieurs », et rappellent l'ancienne présence d'un site nucléaire civil, et d'une activité militaire. Un autre point laisse les experts perplexes : la fluctuation des taux d'uranium. Les points étudiées ont, en effet, vu leur taux passer de 30 microgrammes par litre à 3 microgrammes et remonter à 25... Les spécialistes n'avaient encore jamais observé ce phénomène et relèvent en général des valeurs relativement constantes. Des investigations devraient donc se poursuivre pour mieux comprendre le phénomène et établir toute la vérité sur cette concentration inquiétante. L'autorité de sureté nucléaire tient néanmoins à rassurer les populations et déclare :
"les dernières mesures semblent indiquer un retour à la normale pour la quasi-totalité des points surveillés dans les eaux superficielles et les eaux de nappes".