Dès qu'il aura investi la Maison Blanche, le 20 janvier prochain, le président des Etats-Unis, Barack Obama, veut livrer un combat important contre le réchauffement climatique. "Le président élu Obama a dit que l'Amérique devait jouer un rôle de leader (...) Et nous mènerons une politique énergétique qui fera baisser nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz étrangers. Nous combattrons ainsi le changement climatique tout en renforçant notre sécurité économique et énergétique" a souligné mardi Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat désignée.
Barack Obama a d'ailleurs choisi les "combattants" qui lutteront contre le réchauffement climatique et feront aussi la promotion des énergies propres. Steven Chu, co-lauréat du prix Nobel de physique et spécialiste de la question, sera le chef de file puisqu'il occupera le poste de ministre de l'Energie.
La communauté internationale attendait un leadership américain
Les Etats-Unis sont-ils attendus comme le messie ? Le sénateur John Kerry, nouveau président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a souligné jeudi "le principal message de la récente conférence de l'ONU sur le climat en Pologne était que la communauté internationale attendait un leadership américain. Mais la leçon de Kyoto doit être claire dans nos esprits, à savoir que TOUS les pays doivent être une partie de la solution".
Le Sénat avait refusé de ratifier le protocole de Kyoto adopté en décembre 1997 et le président George W. Bush l'avait rejeté en 2001 en faisant valoir qu'il serait désastreux pour l'économie américaine.
Les mesures concrètes se trouvent dans le plan de relance
Selon Michael Levi, expert d'un institut de recherche privé indépendant, "les premières mesures concrètes de l'administration Obama en faveur du climat durant les cent premiers jours se trouveront dans le plan de relance économique du président". Ce plan de 800 milliards de dollars comprendra des mesures visant
- à accroître la production d'énergies renouvelables
- à améliorer l'isolation thermique des immeubles
- à réformer le système de distribution électrique
"On peut aussi s'attendre à ce que les Etats-Unis s'engagent dans des discussions internationales quant à la politique énergétique mais il n'y aura pas de mouvement significatif au Congrès en faveur d'un projet de loi sérieux mettant en place un système de plafonnement et de marché des émissions de CO2 dit -cap and trade- au cours des premiers mois" prévient Michael Levi.