Suite au renoncement du Forum des économies majeures (MEF) de s'engager sur une division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2050, des voix s'élèvent pour protester contre cette annonce.
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Pour le Brésil, il s'agit d'« une réelle avancée »
Concernant l'objectif de limitation du réchauffement climatique à 2°C adopté par le MEF (Forum des Economies Majeures), dont le Brésil fait partie, le responsable brésilien des négociations climat, Luiz Alberto Figuereido Machado, estime qu'il s'agit là d' « une réelle avancée ».
Et concernant le renoncement du MEF de l'objectif de réduction des émissions de 50% en 2050, le responsable brésilien explique que « le rôle du MEF est de donner une impulsion politique aux négociations de Copenhague (sur le futur accord climat mondial), pas d'annoncer des objectifs de réduction ».

José Manuel Barroso : insister pour que le G8 s'accorde sur «des réductions d'émissions d'au moins 50% d'ici 2050 ».
« Nous allons insister pour que le G8 reconnaisse le seuil de 2°C (comme limite maximale du réchauffement), qu'il s'accorde sur des réductions d'émissions d'au moins 50% d'ici 2050 et de 80% pour les pays industrialisés, avec un objectif à moyen terme », affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse.
« Nous devons progresser ici pour progresser à Copenhague », ajoute M. Barroso, en affirmant que « pour l'UE, la route à suivre est celle de Copenhague ».

Fredrick Reinfeldt, Premier Ministre suédois : pour une réduction des émissions à le moyen terme
« L'Europe a travaillé sur la base des émissions en 1990 et s'est fixé une réduction à 2020 (de -20%) et nous espérons embarquer d'autres pays à bord », affirme le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays a pris la présidence de l'Union Européenne le 1er juillet dernier
« Cet objectif à moyen terme est très important parce que nous devons agir dès maintenant. 2050 compte aussi, mais regardons les choses en face: la plupart des politiciens (actuels) ne seront plus là à cette date », insiste t'il.
Jean Jouzel : « un suicide écologique »
Jean Jouzel, président de la Société Météorologique de France et vice-président du GIEC (Groupe international d'experts sur le climat), estime que le renoncement à un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 équivaut à « un suicide écologique ».
« Pour garder de bonnes chances de limiter le réchauffement global à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels (fin 18è siècle), il faut au moins diviser les émissions mondiales par deux d'ici 2050 et plus sûrement par trois », par rapport à 1990, affirme M. Jouzel.
« Y renoncer, c'est un pas en arrière inimaginable du point de vue des climatologues », insiste t'il, tout en estimant que « s'engager sur une hausse maximale de 2°C des températures mondiales sans fixer d'objectifs de réduction n'a aucune cohérence ».

Angela Merkel souhaite des objectifs « ambitieux » pour le climat
La chancelière allemande Angela Merkel réclame, lors du sommet du G8 en Italie, des objectifs « ambitieux » contre le réchauffement climatique.
Mme Merkel affirme que les pays industrialisés doivent être « des pionniers », et rappelle que le monde attend « à raison » des engagements importants de la part des pays industrialisés pour le climat.