Que ce soit en France ou ailleurs, l'association écologiste Greenpeace est présente sur tous les continents et tous les océans pour continuer à dénoncer les urgences écologiques.
A Paris...
Vingt-cinq de ses activistes ont contrarié lundi (22 novembre) une croisière de pêcheurs français sur la Seine.
A bord de deux zodiacs et six canoës, les militants ont déployé une ligne de flottaison autour de la péniche qui accueillait les membres des délégations des 48 pays pêcheurs participant à la réunion de la Commission internationale de conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).
D'autres militants ont grimpé sur la coque de cette embarcation pour y accrocher des banderoles réclamant la suspension de la pêche industrielle au thon rouge en Méditerranée, dont les stocks ont chuté de 80% en trente ans.
Certains militants, restés accrochés aux banderoles, ont par la suite été délogés par les policiers de la brigade fluviale de Paris. D'autres activistes ont été aspergés à coups de lance à eau afin de tenter de les éloigner. Greenpeace a réussi à accrocher une grande bannière, marquée du slogan "sauvez le thon rouge maintenant" sur le pont de Grenelle devant le Port de Javel dans le 15e arrondissement.
L'avenir du thon se joue actuellement
Les quarante-huit membres de la Commission internationale de conservation des thonidés de l'Atlantique sont réunis jusqu'au 27 novembre à Paris pour, entre autres, fixer les quotas de pêche du thon rouge pour 2011 et revoir les systèmes de contrôle pour enrayer la surpêche de cette espèce très prisée des Japonais pour leurs mets crus comme les sashimis et sushis.
En 2010 la Commission internationale de conservation des thonidés de l'Atlantique avait fixé le quota de pêche de ce thon à 13.500 tonnes. La France veut maintenir ce niveau alors que les ONG réclament une suspension de la pêche industrielle cette année ou au moins une diminution des quotas pour donner une chance aux stocks de thon rouge de se reconstituer d'ici 2022.
...Au Mexique
Quatre militants de Greenpeace sont montés à bord de la plateforme pétrolière « PetroRig III » située dans le Golfe du Mexique pour protester contre la dépendance mondiale au pétrole, une semaine avant la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique à Cancun (sud-est du Mexique), a annoncé l'ONG.
Selon l'association de défense de l'environnement, les militants sont restés plus de quatre heures sur l'installation avant d'être contraints à redescendre par une équipe de sécurité qui leur a confisqué leur matériel et une pancarte disant "Go Beyond oil" ("Le pétrole, ça suffit!"). La plateforme, louée par la compagnie publique mexicaine Pemex, opère en eaux profondes dans le Golfe du Mexique, à 100 kilomètres des côtes de Veracruz.
Cette action doit attirer l'attention des 194 pays réunis à Cancun du 29 novembre au 10 décembre sur "la nécessité de commencer à se passer des combustibles fossiles".