Selon Amnesty International et Les Amis de la Terre, 50 ans d'exploitation des champs pétrolifères du Nigeria "ont laissé un héritage épouvantable de dégâts à l'environnement. Toujours selon le communiqué de ces deux ONG, "l'eau utilisée par la population pour la pêche et l'alimentation est polluée par le pétrole, les terres agricoles et le bétail ont été détruits ». La faute à qui ? Pour Amnesty International et Les Amis de la Terre, c'est le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell qui est le grand responsable. Les ONG montrent du doigt les activités de Shell au Nigeria, et leur impact sur l'environnement et les droits de l'homme. "Le recours de Shell à des informations inexactes et trompeuses pour attribuer à des actes de sabotage la majorité de la pollution pétrolière dans ses installations du Delta constitue une infraction aux directives de l'OCDE aux entreprises multinationales", explique leur communiqué.
3000 fuites de pétrole
Les deux organisations non gouvernementales annoncent avoir entrepris une démarche auprès des représentations britannique et néerlandaise auprès de l'OCDE, pour leur signaler les infractions aux directives de l'OCDE sur une activité économique responsable commises par le groupe pétrolier. Le Nigeria, huitième exportateur de pétrole au monde, a enregistré au moins 3.000 fuites de pétrole de 2006 à juin 2010, selon son ministre du Pétrole John Odey.