En vue du prochain sommet sur le climat prévu à Poznan en Pologne du 1er au 12 décembre 2008), les Nations unies ont réuni sur un rapport les propositions destinées à enrayer le réchauffement climatique et présentées par des pays et des organisations depuis les dernières discussions, en 2007 à Bali (Indonésie). Il y a urgence car certains scientifiques ont rappelé que le réchauffement climatique allait entraîner une hausse du niveau des mers, des tempêtes, des canicules et des sécheresses.
La Russie s'insurge contre la notion d'objectif contraignant
L'Union européenne et d'autres pays ont proposé de limiter l'augmentation de la température grâce notamment à des échanges de droits d'émission de CO2 et à des transferts de technologie.
Les objectifs sont contraignants. Le Brésil, la Nouvelle-Zélande et l'Union européenne jugent que les objectifs contraignants pour les pays riches doivent être de 20 à 40% inférieurs aux niveaux de 1990 d'ici 2020.
Les Etats-Unis ont estimé que la répartition des pays comme le prévoit le Protocole de Kyoto devait être revue sur la base d'avances récentes dans la connaissance scientifique sur la situation économique et sociale changeante dans le monde.
La Russie s'est aussi insurgée contre la notion d'objectif contraignant, ajoutant qu'un accord devrait prévoir des engagements ajustables et offrir des incitations efficaces aux participants.

Le saviez-vous ?
Le Protocole de Kyoto sur le climat prend fin en 2012 et les nations s'efforcent de négocier un nouvel accord en espérant que les Etats-Unis y adhéreront et que des pays émergents tels la Chine et l'Inde ne resteront pas à l'écart afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le président américain George Bush a refusé de ratifier ce protocole en2001 car son administration trouvait injuste les efforts demandés aux pays riches tandis que les nations pauvres en étaient exemptées.
Mais l'arrivée au pouvoir de Barack Obama a redonné l'espoir ! Il s'est prononcé pour une réduction des émissions de CO2 des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d'ici 2020 avec une réduction supplémentaire de 80% d'ici 2050.