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06 mai 2009 -
14h19 :
ONU : lutter contre la " pêche fantôme "
[ ENVIRONNEMENT - PECHE ]

Une étude publiée par les Nations Unies révèle que les filets de pêche abandonnés ou perdus continuent de capturer des poissons pendant des années. Ces filets font ainsi peser une menace croissante sur l'écosystème marin de la planète.
  
« Le rapport estime que les équipements abandonnés dans les océans représentent 10% (soit 640.000 tonnes) des déchets marins », explique un communiqué du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement).
  
La présence de ces équipement de pêche abandonnés ou perdus contribuerait ainsi à la « capture continuelle ("pêche fantôme") des poissons ou des autres animaux comme les tortues, les oiseaux de mer, les mammifères marins qui sont piégés et meurent », à l'altération du sol sous-marin et engendre « des dangers de navigation qui peuvent causer des accidents en mer et endommager les bateaux ».
  

Otarie dans un filet
 
Les filets maillants en cause
 
 Au banc des accusés figurent notamment les "filets maillants", ancrés au fond de la mer, ou encore des pièges à crabes.
  
« Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois -parfois, pendant des années- et tuer sans distinction des poissons et d'autres animaux », pointe le rapport.

Filet dérivant

  
Quelles mesures prendre pour lutter contre « la pêche fantôme » ?
 
L'étude, réalisée avec la FAO (Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), affirme que le problème empire en raison de « l'augmentation des opérations de pêche et de l'introduction d'équipements de pêche durables faits à partir de matières synthétiques résistantes ».
 
 « Le nombre d'équipements de pêche qui sont dans l'environnement marin va continuer à s'accroître et les répercussions sur les écosystèmes marins vont continuer à empirer si la communauté internationale ne prend pas des mesures efficaces », assure Ichiro Nomura, le directeur général adjoint de la FAO pour les pêcheries et l'aquaculture.
 
Le rapport suggère en conséquence différents types de mesures comme :

  • des incitations financières pour rétribuer les pêcheurs signalant ou ramenant des équipements perdus
  • le recours à des matériaux biodégradables pour la confection de nasses et autres pièges.

  
Les auteurs du rapport appellent également les dirigeants de la planète à se pencher sérieusement sur ce problème, à l'occasion de la Conférence internationale sur les océans (11 au 15 mai en Indonésie).
   
 

 


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