La Semaine européenne de la réduction des déchets a lieu du 20 au 28 novembre 2010.
L'ADEME a lancé une campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères en 2007.
L'ensemble des types de collecte (collecte des ordures ménagères résiduelles, collectes sélectives et collecte en déchetterie) a été étudié. La distinction de l'origine des déchets (ménages ou activités économiques) a également été prise en compte.
Voilà ce qu'il faut retenir :
La composition des ordures dites ménagères n'a pas vraiment changé depuis quinze ans. En 2007, la répartition entre les différents matériaux est assez proche de celle de 1993 à l'exception des textiles sanitaires en très forte augmentation. Concernant les emballages, ils ont légèrement diminue passant de 39 % en 1993 à 32 % en 2007.
En ce qui concerne le tri, il est entré dans les habitudes des Français. La collecte sélective des journaux, magazines, revues et emballages a permis de capter 50 % de ce type de déchets. Mais il y a un mais... des progrès sont encore possibles en matière de prévention et de tri notamment du verre.
Environ 150 kilos/habitant/an pourraient faire l'objet de gestes de prévention tels que le compostage domestique, l'évitement du gaspillage de produits alimentaires, la limitation des impressions bureautiques et les photocopies... Nos poubelles "grises" (celles de déchets résiduels) contiennent encore jusqu'à 100 kilos/habitant/an de déchets potentiellement recyclables
Le recyclage n'est cependant pas envisageable aujourd'hui pour la totalité de ce gisement, pour des raisons techniques et ou économiques (matériaux trop petits, dispersés ou souillés, absence de filière industrielle) : papiers, cartons, plastiques, métaux et surtout verre...
... c'est en effet encore près de 20 kilos/habitant/an de verre qui ne sont pas orientés vers les collectes sélectives.
A l'exception des textiles sanitaires et des composés toxiques, la composition globale des ordures ménagères a peu changé entre 1993 et 2007.
Les grandes catégories sont les déchets putrescibles (32,2 %), les papiers-cartons (21,5 %), le verre (12,7 %), les plastiques (11,2 %), les textiles (10,6 %, dont les textiles sanitaires), les métaux (3 %) et divers matériaux composites ou non classés (8,9 %).
Le constat
Il y a une légère baisse de la part des emballages (carton, plastique, verre) qui est passée de 39 à 32 %. En parallèle, on note près de 9 % de textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs, papier...) soit 34 kilos par habitant et par an. Autant dire que cette augmentation est significative depuis 1993.
Bonne nouvelle
La quantité de certains composéss toxiques dans les déchets a vraiment baissé. Le développement des collectes sélectives impacte sensiblement la composition des ordures ménagères résiduelles. Près d'un quart de celles-ci provient d'activités économiques.
Il y a trois ans, chaque Français a apporté à la collecte 391 kilos d'ordures dites ménagères en moyenne et a déposé en déchetterie 170 kilos de déchets. Les tonnages déposés en déchetterie sont en très forte progression : plus de 15 % entre 2005 et 2007. Utilisant un parc qui atteint les 4 400 déchetteries en 2007 (contre 4 000 en 2005), les Français déposent en premier lieu des déchets verts et gravats (60 % de l'apport).
Grâce à l'installation des collectes sélectives, 50 % de journaux, magazines, revues et emballages ont été récupérés. Traduction : par rapport à 1993 par une forte baisse de cette fraction dans les ordures résiduelles, notamment pour les papiers, le carton et le verre. Dans ces ordures résiduelles, la part de déchets en provenance d'activités économiques (artisans, commerçants, bureaux...) représente 22 % soit 4,4 millions de tonnes.