Mardi (31 août), les eaux refluent doucement mais sûrement dans la basse vallée de l'Indus mais deux petites villes désertées en grande partie par leurs habitants sont toujours menacées dans le sud du Pakistan.
Le niveau de l'eau a continué de descendre graduellement mardi pour la deuxième journée consécutive dans la basse vallée de l'Indus, a indiqué Qadir Palijo, un responsable du barrage de Kotri, qui régule les eaux du fleuve à une centaine de kilomètres au nord de Thatta. Au plus fort de sa crue, l'Indus a gonflé jusqu'à 40 fois son volume normal.
Rappel
Le Sind est devenu ces derniers jours la province la plus inondée du Pakistan. En revanche, les eaux ont fait place à la boue dans les autres régions du nord et du centre.
Villes et villages quasiment désertés
Ces dix derniers jours, des millions de personnes ont fui leurs villages dans la province méridionale du Sind, et évacué des grandes villes à mesure que les flots de l'Indus rompaient les digues en dévalant vers l'embouchure du fleuve dans la mer d'Oman.
La ville de Thatta déclarée hors de danger
Mardi, Hadi Bakhsh Kalhoro, un responsable de la municipalité de Thatta, confirmait les dires des autorités qui avaient déjà annoncé la fin de la menace pour Thatta.
Dans la ville de Sujawal, inondée dimanche (29 août) après avoir été vidée de la quasi-totalité de ses habitants, l'armée et les secouristes viennent en aide aux habitants qui ont réussi à se réfugier sur les toits des maisons en béton.
Cependant, les flots déferlaient mardi de Sujawal vers les villes de Jati et Choohar Jamali. Et là encore, les autorités ont demandé aux habitants de partir.
La pire catastrophe humanitaire de ce pays ?
L'avenir le dira mais depuis le début du mois août, plus de sept millions de personnes ont été déplacées dans le Sind, dont 19 des 23 districts sont sous les eaux.
Plus d'un million d'habitants avaient fui villes et villages pour les seules journées de vendredi et samedi, essentiellement dans le district de Thatta, selon l'ONU.
Huit millions de sinistrés, dont environ 5 millions de sans-abri, ont besoin d'une aide d'urgence dans tout le pays, selon l'ONU. Et l'exode massif du Sind va sans doute gonfler ces chiffres. Le bilan officiel est pour l'heure de plus de 1.640 morts mais il devrait sûrement augmenter quand les eaux vont se retirer. Des risques élevés de famine et d'épidémies sont aussi à prévoir.