Les principales économies mondiales (aussi les plus grosses émettrices de CO2), se retrouvent aujourd'hui et demain à Paris, pour tenter de trouver des points de convergence, à six mois du sommet de Copenhague.
La conférence de Copenhague sur le climat, un enjeu que Jean-Louis Borloo, Ministre français de l'Ecologie, résume en ces termes : « Copenhague, faut pas se raconter d'histoires, c'est le rendez-vous de l'humanité. Si on se loupe là, on se loupe pour un moment ».
Quels pays seront présents ?
Le Forum des économies majeures (MEF) rassemble
- les pays du G8
- les grands émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique)
- la Corée du Sud
- l'Indonésie
- l'Australie.
Ces pays représentent... 80% des émissions des gaz à effet de serre (GES) de la planète.
Héritier du "MEM" ("Major economies meeting") lancé par George Bush, et accueilli initialement avec méfiance, le MEF s'est progressivement imposé: il permet de « tester des pistes et des idées », selon Jean-Louis Borloo.
Après une troisième réunion, qui aura lieu en juin, les chefs d'Etat du MEF doivent en principe se retrouver en Italie en juillet à l'issue du G8.
Les USA attendus au tournant
Mardi dernier, le président français, Nicolas Sarkozy, a exhorté les Américains à « aller plus loin » dans leurs engagements.
« Les affaires sérieuses commencent », résume Brice Lalonde, ambassadeur français des négociations climat. « Lors de la première réunion, tout le monde était enchanté de découvrir une nouvelle administration (américaine), l'atmosphère était tout à fait cordiale mais les pistes possibles de négociation ont été à peine effleurées. Maintenant qu'on a fait connaissance, allons-y, entrons un peu dans le dur ».
Pour la Chine, la balle est... dans le camp des pays développés !
Jeudi dernier, la Chine a une nouvelle fois affirmé que la balle était... dans le camp des pays développés, mettant en avant leur responsabilité historique dans l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Dans un texte donnant sa « position » sur la conférence de Copenhague, Pékin ne se fixe aucun objectif contraignant, mais appelle... les pays riches à réduire « de 40% au moins » leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.