Un accord international contraignant sur le climat est peu probable cette année et l'Union européenne doit plutôt miser sur 2011, a estimé mardi la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard.
Les divergences entre les deux pays sont encore importantes et risquent de retarder cet accord à l'échelle mondiale.
Après l'échec de Copenhague en décembre 2009, la prochaine conférence des Nations unies sur le climat est prévue pour décembre 2010 à Cancun avec pour objectif la conclusion d'un accord contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C.
La commissaire au climat a plaidé pour que l'Union européenne "aille au-delà" de son objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport aux niveaux de 1990 en 2020 et porte cet effort à 30 % "si les conditions sont réunies".
Pour la énième fois, l'Union européenne demande que les autres pays industrialisés, notamment les Etats-Unis fassent un effort similaire. Mais les Etats-Unis se sont pour l'instant engagés à réduire leurs émissions de seulement 4 % par rapport à leurs niveaux de 1990.
Connie Hedegaard a enfin plaidé pour que l'Union européenne débloque rapidement les 7,2 milliards d'euros promis pour aider les pays en voie de développement à lutter contre les effets du réchauffement du climat pour la période 2010-2012. Cette dernière se rendra à Washington et au Mexique en mars et a annoncé des déplacements aux Maldives, en Chine et au Japon en avril.