Les pays membres de l'Union européenne ont enfin trouvé vendredi un accord sur le paquet "énergie-climat". Les Européens s'engagent sur un triple objectif : réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie. Cet accord intervient au moment où la conférence de Poznan sur le climat doit adopter son calendrier de travail pour aboutir à un nouvel accord global contre le réchauffement fin 2009 à Copenhague. Ce plan répartit donc les efforts qui devront être réalisés par chaque pays et chaque secteur économique de l'Union européenne pour parvenir à cette réduction de 20% d'ici 2020. Il s'agit notamment de faire payer des droits à polluer à une partie de l'industrie européenne, qui les recevait jusqu'ici gratuitement.
La Hongrie est enfin convaincue
La présidence française de l'Union européenne a fait de nouvelles propositions vendredi matin. Elles ont probablement convaincu la Hongrie, qui trouvait insuffisant le mécanisme de solidarité proposé pour aider les pays de l'Est à s'adapter à la "révolution verte" prônée par l'UE via ce plan. Mais les détails de ces nouvelles propositions ne sont pas encore connus. D'autres pays européens étaient contre ce plan dont les contraintes imposées risquaient de fragiliser leurs industries et leurs économies. Mais la présidence française a finalement entendu et accepté leurs demandes de limiter les efforts demandés à leurs industries. Pour la plupart des pays de l'Union européenne, ces contraintes, qui consistent à acheter aux enchères des permis d'émissions de CO2, actuellement gratuits, devront commencer en 2013.
C'est une décision historique
Jean-Louis Borloo, ministre français du Développement durable, s'est empressé de déclarer "C'est une décision historique : pour la première fois, des pays décident d'un véritable changement pour la planète avec un système extrêmement précis et opérationnel de contraintes et d'évaluation pour chacun. C'est un signal puissant : on est sorti de la déclaration politique pour entrer dans l'opérationnel".
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