Les industriels de l'incinération des ordures ménagères sont prêts à accepter davantage de contrôles des émissions de dioxine de leurs installations, déclare Luc Valaize, président du syndicat des professionnels de la valorisation énergétique.
Un contrôle d'émission des dioxines en continu ?
La loi prévoit actuellement deux mesures par an. Ce qui, reconnait Luc Valaize, est insuffisant. Le ministère de l'écologie réfléchit actuellement à la mise en place d'un système de « prélèvement en continu » des dioxines.
« La Belgique le fait déjà. Pourquoi pas la France », déclare M. Valaize, estimant que cela contribuerait à « améliorer la crédibilité des professionnels ».
Une seule condition : que ces prélèvements soient effectués de façon « totalement indépendante », c'est-à-dire par l'Etat, « sinon ce sera un coup d'épée dans l'eau ».

La France, championne des incinérateurs
La France possède le plus grand parc d'incinérateurs d'Europe (128 incinérateurs en 2006).
Les incinérateurs modernes émettent moins de substances nocives pour la santé, mais la pollution ancienne aux dioxines persiste dans les sols, et peut se retrouver dans les produits locaux d'origine animale comme les œufs (étude conduite en 2005 publiée récemment dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire).