Les niveaux toujours élevés de particules fines justifient lundi le déclenchement d'alerte dans plusieurs régions françaises qui entraîne notamment des réductions de vitesse pour les automobilistes.
Toutefois, le retour de l'humidité dès mardi sur l'ouest du pays devrait mettre fin à la pollution de l'air par des particules de dioxyde d'azote.
"Pour les particules inférieures à 10 microns, le niveau d'information de 80 microgrammes par m3 pendant 24 heures consécutives devrait être dépassé en Ile-de-France" a souligné Airparif.
Cette pollution de l'air est due à l'absence de vent et au beau temps froid qui ne favorisent pas la dispersion des gaz polluants.
De nombreuses régions touchées par la pollution de l'air
Les seuils d'alerte (mesures supérieures à 125 microgrammes/m3 enregistrées sur une moyenne de 24 heures) ont été déclenchés en Haute-Normandie autour de l'agglomération de Rouen, en Alsace autour de Strasbourg et en Lorraine. Ils sont en revanche maintenus en Rhône-Alpes, en particulier autour de Lyon, Grenoble et dans la vallée de l'Arve en Haute-Savoie.
L'ensemble de l'Ile-de-France, la Franche-Comté à l'est, la région de Nantes, la Mayenne, la Sarthe à l'ouest et l'Auvergne, se contentaient pour le moment du seuil d'information (mesures inférieures à 80 microgrammes/m3). Le seuil d'alerte justifie un abaissement de 20 KM/h des vitesses sur autoroutes et périphériques.
En Nord-Pas-de-Calais, cette pollution, qui s'est abattue sur cette région depuis mercredi dernier, devrait bientôt se dissiper grâce au vent et à un radoucissement des températures. Le seuil d'information est enfin maintenu dans la Marne.
Les autorités sanitaires recommandent notamment à la population :
d'éviter toute activité physique intense
de limiter le chauffage au bois, au fioul et au gaz
de limiter l'usage des véhicules à moteur et notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules. Il faut savoir que le monoxyde d'azote provient surtout des automobiles et surtout des moteurs diesel. Mais la combustion industrielle, l'activité agricole et le chauffage urbain sont aussi mis en cause.
de réduire la vitesse et d'adopter une conduite souple.
de privilégier les transports en commun et le covoiturage
Ces microparticules sont capables de s'inflitrer dans les alvéoles pulmonaires et d'entraîner des difficultés respiratoires chez les jeunes enfants et les personnes sensibles (asthme, insuffisance respiratoire ou cardiaque) qui doivent par conséquent privilégier les activités calmes ou d'intérieur.