La pollution atmosphérique qui s'abat régulièrement sur la capitale chinoise, fait toujours réagir à quelques heures de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin (8 au 24 août 2008). Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé pour la Chine, Hans Troedsson, s'est confié à l'AFP jeudi : "Pour les visiteurs, le risque est tout petit et encore moindre pour les athlètes qui sont en excellente forme physique. Cependant la performance des sportifs pourrait être affectée si une mauvaise qualité de l'air s'alliait à une forte chaleur et humidité". Il faut tout de même savoir que des épreuves d'endurance pourraient être repoussées ou déplacées...
L'Ethiopien Haile Gebreselassie, double champion olympique, ne participera pas au marathon à cause de la pollution et de la chaleur humide.
Une exposition à court terme ne serait pas dangereuse, d'accord ! Cependant, les Pékinois, qui vivent plusieurs années dans cette ville, sont aux premières loges et la pollution favorise les chances de développer des maladies respiratoires comme l'asthme, les infections, les problèmes cardiaques et le cancer du poumon. Les effets sur le long terme seront-ils désastreux ?
Grâce aux mesures assez draconiennes prises à l'occasion des Jeux Olympiques -fermeture de centaines d'usines trop polluantes, circulation alternée des voitures- la qualité de l'air s'est toutefois améliorée. Tous les indices de pollution auraient chuté de 20 %. Mais ces efforts seront-ils maintenus après les Jeux Olympiques ?
Mais Hans Troedsson veut aussi relativiser ce problème de pollution atmosphérique : "La ville est souvent plongée dans une brume épaisse. Il faut se souvenir qu'une partie de ce brouillard peut être composée d'humidité. Je souligne que les particules, l'une des composantes de la pollution, ne sont pas visibles".
Le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, a déclaré jeudi : "La brume que vous voyez naît de l'humidité et de la chaleur. Cela ne signifie pas que cette brume soit nécessairement de la pollution".
Pourtant, les principaux sites olympiques étaient toujours dans la brume jeudi dans la journée mais les autorités pékinoises ont assuré que la qualité de l'air était suffisamment bonne. Selon les relevés du Bureau de protection de l'environnement de Pékin, la qualité de l'air a varié depuis le début de ce mois de "bonne" à "excellente".