Les autorités chinoises sont sur la bonne voie... La prolifération des algues vertes sur le site olympique de Qingdao, qui accueillera les compétitions de voile durant les Jeux Olympiques de Pékin en août prochain, est sur le point d'être enrayée. La prolifération de ces algues polluantes serait alimentée par des rejets polluants industriels et agricoles.
Ces
algues, qui ont recouvert notamment les plages et les
eaux du port, ont perturbé les séances d'entraînement mais le vice-président du comité d'organisation de la voile olympique, Wang Wei, a avoué : "
Les épreuves de voile qui auront lieu dans une vingtaine de jours, ne seront pas menacées par les algues". Des milliers de soldats et de volontaires ont participé au nettoyage. Deux barrières de protection ont été également dressées au large et des bateaux vont surveiller ce site.
Qingdao est située à 550 kilomètres au sud-est de Pékin. La
pollution est tenace... Elle est partout dans l'eau mais aussi dans l'air ! Il faut rappeler que la capitale chinoise est l'une des plus polluées au monde et cette
pollution est inquiétante pour la
santé des athlètes.
Un petit tour du côté de Tangshan, qui se trouve au nord de Pékin. Les autorités de cette province d'Hebei ont ordonné l'interruption des activités de 267 entreprises à partir du 8 juillet prochain. Cette mesure, qui touche les entreprises de sidérurgie, les usines de
charbon, les cimentiers et les générateurs d'électricité, devrait permettre d'améliorer la qualité de l'air en vue des Jeux Olympiques, dont le coup d'envoi sera donné le 8 août.
Pourtant, Pékin lutte contre la
pollution. Le 1er juillet, la municipalité a interdit jusqu'au 20 septembre la circulation de 300.000 voitures trop polluantes. Pékin a aussi instauré un système de circulation automobile alternée pendant deux mois. Cette mesure, qui prendra effet à partir du 20 juillet prochain, devrait diviser par deux le nombre de véhicules circulant habituellement dans les rues.
En avril, Pékin avait déjà ordonné à des industries de diminuer ou d'interrompre leur production à partir du 20 juillet. La Chine, qui est le pays dont les émissions polluantes ont le plus augmenté en 2007, est du même coup devenue le premier pollueur mondial.