
La
pollution est vraiment un casse-tête chinois. Ce jeudi 31 juillet, un voile épais et brumeux recouvrait toujours Pékin. Pour les autorités chinoises, il s'agit d'un phénomène naturel mais elles ont toutefois pris les devants en confirmant qu'un plan d'urgence sera mis sur pied si la qualité de l'
air n'est pas conforme aux normes dans les prochaines heures en raison des conditions météorologiques défavorables. Les nouvelles mesures adoptées durant cet évènement sportif seront les suivantes : si cette mesure est prise un 13 août, les voitures dont la plaque se termine par 3 ne seront pas autorisées à circuler. Une centaine d'usines pourrait également être fermée.
Depuis le début de ce mois de juillet, les Pékinois ne font pas dans la demi-mesure pour lutter contre la
pollution puisqu'ils ont adopté un système de circulation alternée, ont retiré de la circulation plus de 300.000 voitures trop polluantes et ont fermé temporairement des dizaines d'usines.
Le chef adjoint du Bureau de protection de l'
environnement de cette ville, Du Shaozhong, avait affirmé le mardi 29 juillet : "La qualité de l'
air sur la capitale chinoise s'est pourtant améliorée à la suite des mesures appliquées ces dernières semaines. Depuis le 1er juillet, tous les polluants liés au trafic automobile ont baissé de 15 à 20 %. La situation s'est sensiblement améliorée depuis le 20 juillet et la mise en place d'un système de circulation alternée".

Cependant une question nous est tout de suite venue à l'esprit ! Cette amélioration est-elle due aux mesures instaurées ou aux conditions météorologiques ? En effet, la pluie, tombée ce mardi, et le vent ont peut-être chassé la brume qui enveloppait la ville depuis le week-end dernier. Du Shaozhong a ensuite ajouté : "L'été à Pékin est très pluvieux, très brumeux et il y a pas mal de jours qui ne sont pas ensoleillés, cela n'a rien à voir avec la
pollution, c'est un phénomène naturel normal".

La ville hôte s'était réveillée le dimanche 27 juillet sous une épaisse brume blanchâtre. Du Shaozhong avait avoué : "Si nous faisons face à des conditions climatiques extrêmement défavorables qui rendent plus difficile la dispersion des particules polluantes, nous adopterons des mesures plus draconiennes. L'
air est bon 70 % de l'année mais pendant les 30 % restants, la qualité de l'
air ne répond pas encore aux normes".
Dans un communiqué, Greenpeace a mis en garde les autorités et les sportifs : "La qualité de l'
air à Pékin reste largement en-deçà des normes internationales malgré les efforts. Le niveau moyen de particules dans l'
air, l'une des principales mesures de la
pollution, reste deux fois plus élevé que la norme recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)".
Une lueur d'espoir ? La ville chinoise a rempli certains de ses engagements sur le plan environnemental. L'OMS a déclaré lundi : "Ces JO laisseront un patrimoine environnemental à Pékin en terme d'infrastructures de transport, d'efficacité énergétique et de développement d'énergies renouvelables, du traitement des eaux et des déchets".

Cette
pollution inquiète depuis de longs mois. L'an dernier, Jacques Rogge, président du Comité international olympique, avait indiqué que certaines épreuves d'endurance pourraient être reportées en cas de...
pollution trop élevée. Quant au double champion olympique éthiopien, Haile Gebreselassie, il a renoncé au marathon des Jeux Olympiques en raison de "l'humidité et la
pollution".
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