Le premier niveau d'alerte pour la pollution aux particules fines a été dépassé vendredi matin en Ile-de-France, indique l'organisme Airparif. La pollution amenée par un flux d'air du nord et du Bénélux, ajoutée aux émissions locales, est restée stockée sur la région parisienne en raison de températures très froides et d'une absence de vent la nuit dernière. "Le vent s'est levé ce matin, mais la pollution est montée à des niveaux très forts et pourrait mettre du temps à se disperser", ajoute-t-on chez Airparf. Les niveaux de concentration des particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) ont dépassé le seuil d'information de 80 microgrammes pendant 24 heures consécutives sur plusieurs stations. Un niveau de proximité de 105 microgrammes a même été observé sur l'Autoroute A1 à Saint-Denis.
Brume de pollution sur Paris
Les particules fines
Le dispositif en vigueur depuis octobre 2007 fixe le premier niveau d'alerte (seuil d'information) à des concentrations de 80 microgrammes de particules par m3. Le deuxième niveau (seuil d'alerte) est déclenché à 125 microgrammes/m3, en moyenne sur 24 heures. Les particules fines en suspension sont essentiellement liées aux activités humaines, comme l'industrie ou le transport, notamment aux moteurs diesel. Durant ces épisodes de pollution, les autorités recommandent notamment d'éviter les activités physiques intenses, de s'abstenir de fumer et, pour les asthmatiques et les insuffisants respiratoires, de respecter leur traitement médical.