N'avez-vous jamais rêvé de vous retrouver devant un bon feu de cheminée ? Moi oui ! Seulement voilà si votre foyer n'est pas équipé d'un poêle à bois à combustion avancée ou d'un poêle encastrable, le côté...romantique du feu de cheminée risque de se transformer en cauchemar car d'importantes quantités de polluants liés à la fumée de bois vont se diffuser dans l'atmosphère et peuvent se révéler dangereux pour la santé humaine et l'environnement.
Un danger confirmé par l'Ademe
Selon l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe), le feu de bois compte parmi les gros pourvoyeurs de polluants, en particulier de particules fines, l'un des principaux facteurs récurrents de pollution de l'air avec les oxydes d'azote.
Hormis les niveaux de particules et les oxydes d'azote, l'air respiré aujourd'hui est meilleur qu'il y a deux ou trois ans, a toutefois reconnu Philippe Van de Mael, président de l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie.
Le saviez-vous ?
Le chauffage au bois émet environ 10 fois moins de gaz à effet de serre qu'au fioul et 5 fois moins qu'au gaz
Réaction de C. Jouanno
"Une demi-journée au coin du feu, c'est autant de particules que 3.500 kilomètres en diesel" signale la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno.
Quand on sait que l'un des objectifs du Grenelle de l'environnement était de doubler l'usage du bois d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement du climat. Est-ce vraiment le bon choix ?
La combustion du bois tous secteurs confondus (domestique, industriel et collectif) représente :
jusqu'à 77% des émissions nationales d'hydrocarbures aromatiques polycycliques
27% des particules PM10
40% pour les plus fines (PM2,5)
Ces dernières sont aussi les plus dangereuses car elles peuvent causer des irritations aux yeux et à la gorge, des maux de tête, des allergies et aggraver les problèmes cardio-respiratoires . C'est aussi respectivement 22 et 21% des émissions de composants organiques volatiles et de monoxyde de carbone.
Selon l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie, il va donc falloir en priorité :
encadrer le développement de la biomasse énergie
se débarrasser des appareils anciens
encourager l'installation d'insers dans les cheminées
Aujourd'hui, les grosses chaudières font l'objet de réglementations sévères et du label "Flamme verte". En revanche, la réglementation sur les cheminées ou autres barbecues est inexistante.