La Nouvelle-Zélande s'est très récemment dotée d'un marché de droits à polluer qui devrait permettre à ce pays d'atteindre ses objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du Protocole de Kyoto.
Ce principe du "pollueur-payeur" permettra aux entreprises qui ont franchi le seuil autorisé d'émissions de gaz à effet de serre d'acquérir des "permis de polluer" auprès d'autres compagnies dont le quota initialement alloué des émissions de CO2 n'a pas été atteint . Ces permis pourront être acquis auprès d'entreprises étrangères.
Les "deadlines"
Cette loi sur le changement climatique imposera à chaque secteur d'activité un taux maximum d'émissions polluantes. Les dates limites (ou deadlines) sont les suivantes
- l'industrie forestière devra immédiatement s'y conformer.
- les producteurs d'énergie auront jusqu'en 2010
- les transporteurs s'y conformeront à partir de 2011
- l'agriculture, qui compte pour 47% des émissions de gaz à effet de serre, aura jusqu'en en 2013.
Dans un premier temps, les entreprises recevront gratuitement des permis de polluer pour un quota équivalent à 90% de leurs émissions en 2005.
A partir de 2019, la part des crédits gratuits diminuera jusqu'en 2029 date à laquelle l'ensemble des droits à polluer devront être payés.
Le succès du marché des droits à polluer ?
La Nouvelle-Zélande imite l'Union européenne, qui s'est dotée d'un marché des droits à polluer en 2005. D'autres nations, comme le Japon ou le Canada, sont en train d'élaborer le système.
Le marché de permis à polluer vise à promouvoir la diffusion des technologies propres et à maîtriser les émissions de gaz à effet de serre.