Malgré des vents forts et une houle de six mètres, Tahiti semblait globalement épargnée par Oli jeudi en fin d'après-midi (heure de Paris). A première vue, les dégâts seraient peu nombreux. Seules des inondations, des toits arrachés et des routes coupées ont été constatés. 3.400 personnes y ont aussi été évacuées, selon le Haut-commissariat de la République.
Le cyclone Oli a infléchi sa courbe vers le Sud, passant plus à l'Ouest de Tahiti que prévu. Mais il devrait longer Rurutu et toucher de plein fouet Tubuai, aux îles Australes, avec des rafales attendues à 250 km/h, selon le Haut-commissariat.
Alerte rouge émise par le Haut-Commissariat
L'alerte cyclonique "rouge" a donc été étendue jeudi à 11h30 (heure de Paris) à l'archipel des Australes (sud de la Polynésie), a indiqué le Haut-commissariat de la République. C'est à Tubuai, dans l'archipel des Australes que la prévision était "la plus mauvaise" a précisé Magali Charbonneau. "En plus des 250 km/h de vents en rafales, on attend des vagues de huit mètres".
Une alerte rouge avait aussi été déclenchée jeudi à 07h00 (heure de Paris) sur les îles de Tahiti et Moorea dans l'archipel des Iles du Vent. L'interdiction de circuler en vigueur sur les Iles Sous le Vent et les Iles du Vent était maintenue, a souligné le Haut-commissariat.
Des dégâts plus conséquents à l'ouest de Tahiti
Si Tahiti a été relativement épargné, les dégâts sont plus sérieux aux Iles Sous le Vent (ouest de Tahiti) où "plus de 280 maisons ont été détruites, endommagées ou inondées, et une détruite par un incendie électrique " a déclaré Magali Charbonneau, directrice de cabinet du Haut-commissaire. On recensait six blessés légers à Raiatea, deux à Maupiti, et un grave à Bora Bora.
Les 18 personnes qui résidaient à Tetiaroa (nord de Tahiti) ont été évacuées par un hélicoptère de l'armée. Auparavant, elles s'étaient réfugiées dans un container mais ont prévenu les secours qu'elles n'étaient plus en sécurité. Tous les établissements scolaires de l'Ouest de la Polynésie sont fermés. La population doit abandonner les habitations en tôles ou en matières végétales, pour gagner les bâtiments en béton : mairies, écoles ou églises.