L'histoire est cocasse et pourtant relève d'une démarche scientifique bien argumentée. En Russie, pour contrôler la pollution de l'air provoquée par une station d'épuration des eaux à Saint-Pétersbourg, des spécialistes ont décidé d'employer une méthode pour le moins insolite. Loin des traditionnels capteurs d'air munis de filtres à particules, les techniciens ont voulu faire appel à des... escargots !
Voici comment cela fonctionne : trois gastéropodes africains de type Achatine, équipés d'appareils à fibre optique pour contrôler le battement de leurs cœurs et leur activité motrice, respirent de l'air et la fumée s'échappant de l'usine, et trois autres, munis du même appareil, respirent à titre de comparaison un air dépourvu de cette fumée, explique la société Vodokanal qui a élaboré ce procédé .
Des poumons comme les êtres humains
Les escargots employés peuvent mesurer jusqu'à 20 centimètres de long. Ils ont été choisis car ils respirent avec des poumons, comme l'être humain, et ils possèdent une coquille à laquelle l'équipement peut être fixé sans leur nuire. Leur lenteur facilite aussi l'observation. "C'est une technologie unique qui a récemment été élaborée par l'Académie des sciences russes", précise la société.
Ce n'est pas la première expérience de ce type pour Vodokanal. La société utilise en effet depuis 2005 des écrevisses pour contrôler la qualité de l'eau dans la Neva. Leur coeur bat plus vite si leur environnement est polluée.