"Très mou" pour Greenpeace et "timoré" pour le Fonds mondial pour la nature (WWF). Ces critiques sont destinées au discours prononcé par le président de la République française, Nicolas Sarkozy, vendredi devant les représentants des principales économies qui sont venues parler du climat...
Le WWF-France a avoué : "Nous aurions préféré la rupture alors que la position américaine reste apathique face à l'urgence
climatique. L'obstacle principal reste aujourd'hui un
Président des Etats-Unis sur le départ dont le mandat aura été marqué par son incompréhension des enjeux
climatiques planétaires. La
France doit renouer avec une position ambitieuse. Nous attendons que la
France soit exemplaire dans l'application des objectifs fixés lors du Grenelle de l'
Environnement et porte l'ambition d'une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 lors de sa présidence de l'Union européenne".
"Sa réaction au discours de Bush est très molle" comparée à celle d'autres personnalités politiques.
Greenpeace avait appelé le chef de l'Etat français à boycotter cette conférence pour ne pas cautionner ce processus inutile et dangereux. Il y beaucoup de rencontres prévues cette année sur le climat dans le cadre de l'ONU et c'est dans ce cadre que les discussions doivent se tenir et pas avec les américains et une administration qui refuse de prendre ses responsabilités dans la lutte contre le changement
climatique" a déclaré Karine Gavand de
Greenpeace.