Soixante pays et organisations internationales se sont réunis hier à Washington, pour tenter de préserver les pôles, menacés par le réchauffement climatique.

Hillary Clinton : « Nous n'avons pas de temps à perdre »
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, promet que les Etats-Unis coopèreraient avec les autres pays riverains de l'Arctique (Russie, Canada, Norvège et Danemark) pour « renforcer la paix et la sécurité, soutenir le développement économique et protéger l'environnement ».
« Les changements en cours dans l'Arctique auront un impact à long terme sur notre avenir économique, notre avenir énergétique et, bien sûr, l'avenir de notre planète », déclare la chef de la diplomatie américaine.
Elle souligne que le réchauffement climatique « ouvre la possibilité d'une nouvelle exploration énergétique, qui aura bien sûr un impact supplémentaire sur l'environnement ».
« Nous n'avons pas de temps à perdre » pour prendre de nouvelles mesures, insiste Mme Clinton, après avoir rappelé l'effondrement, ce week-end, du pont de glace reliant la plate-forme Wilkins à l'Antarctique.

Les USA doivent ratifier la Convention sur les droits de la Mer
Mme Clinton s'engage à faire ratifier, par le Congrès américain, la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer, un texte de 1982 que les Etats-Unis ont signé en 1994 (après avoir obtenu la modification de certains articles) « pour donner aux Etats-Unis et à nos partenaires la clarté dont nous avons besoin pour coopérer harmonieusement et efficacement dans la région de l'Arctique »
Hillary Clinton précise que Barack Obama a transmis une annexe à ce traité au Congrès, vendredi pour ratification. Cette annexe fixerait les obligations des signataires en cas de catastrophe environnementale dans la zone du pôle Sud.

La fonte des glaces va changer la donne économique
De son côté, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Store, souligne que le transport de marchandises entre les ports de Yokohama (Japon) et Rotterdam (Pays-Bas) sera réduit de 40% lorsque les navires marchands pourront utiliser le Passage du Nord-Ouest, en train de s'ouvrir au nord du Canada.
Il appelle donc les pays riverains, réunis au Conseil Arctique, à coopérer étroitement pour éviter « un accroissement des conflits ».