Comme prévu, des centaines de monuments dans le monde entier ont été plongés dans le noir samedi (27 mars) à l'occasion de l'opération «Une heure pour la planète» qui vise à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique.
Nombre record de participants cette année
En 2010, près de 4.000 villes dans 125 pays contre 88 l'an dernier, ont participé à l'événement organisé par le WWF. "Du Brésil aux Etats-Unis et au Canada, jusqu'en Australie, au Japon et en Inde, c'est vraiment un nombre varié de pays qui participent cette année" s'est félicité le directeur du WWF, Andy Ridley.

"Le changement climatique est un sujet d'inquiétude pour chacun d'entre nous. Les solutions sont entre nos mains et sont prêtes à être appliquées par les individus, les communautés, les entreprises et les gouvernements à travers le monde" a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
De nombreux pays "s'habillent" en noir pour la planète
Aux Etats-Unis, le Mont Rushmore, la cathédrale de Washington, le Willis Tower (tour de 110 étages à Chicago), le Golden Gate Bridge à San Francisco et le « Strip » de Las Vegas où se trouvent les casinos ou encore l'Empire State Building à New York ont pris part à cet évènement symbolique. « Nous pouvons faire la différence pour préserver et protéger l'environnement" a déclaré le maire de Chicago Richard Daley.
A Paris, le palais de l'Elysée et plus de 240 monuments et bâtiments (Louvre, Hôtel de Ville, Notre Dame, Panthéon, Invalides, place de la Concorde, Opéra Garnier, les ponts parisiens, mairies d'arrondissement..), ont éteint leurs lumières pendant une heure et la Tour Eiffel pendant cinq minutes.
"1.600 bougies constituant le nombre 60 (pour les 60 minutes, ndlr) ont été allumées au pied de la Tour Eiffel, sur le Champ de Mars" a précisé la mairie.
A Sydney, l'Opéra, le pont, les immeubles de bureaux et des millions de foyers australiens ont aussi répondu à l'appel.
Au Canada, les ponts du port d'Halifax puis la Tour CN de Toronto se sont éteints. A Montréal, la tour penchée du Stade olympique et la croix du Mont-Royal ont été privées d'illumination, ainsi que l'Oratoire Saint-Joseph, en même temps que le château Frontenac à Québec.
Des économies à Moscou
D'autres monuments célèbres comme la tour du palais de Buckingham et la Tower Bridge à Londres, la Fontaine de Trevi à Rome, la tour Bourj Khalifa de Dubaï, le plus haut gratte-ciel du monde, ont été plongés dans l'obscurité. En Egypte, le plateau de Gizeh qui regroupe trois pyramides et le Sphinx, ainsi que la Citadelle du Caire dominée par la coupole de la Mosquée de Mohammad Ali ont été éteints.
A Moscou, des bâtiments, ponts, monuments et hôtels ont subi le même sort, permettant à la capitale russe d'économiser 2.850 megawatts, a annoncé la mairie.
Au Brésil, le Christ du Corcovado, qui surplombe la baie de Rio, le Pain de sucre et la plage de Copacabana, sont restés plongés dans le noir. 72 villes brésilienne, y compris Manaus, ont éteint leurs lumières pour une heure.
A Dubaï, les promeneurs ont formé, munis chacun d'une petite lanterne, un long ver luisant le long du bord de mer tandis que la capitale commerciale du Golfe avec sa tour Bourj Khalifa était plongée dans le noir.
Même l'île de Tuvalu au centre de l'Océan Pacifique a joué le jeu samedi en éteignant les appareils électriques et en demandant aux propriétaires de véhicules à moteur de ne pas s'en servir. Il faut dire que cette île redoute d'être submergée par la montée des océans.
En Asie, la Chine, considérée comme le plus gros pollueur de la planète, a suivi l'exemple du monde entier en éteignant la Cité interdite et le "Nid d'oiseau", le stade des jeux Olympiques de Pékin en 2008.
Le front de mer de Hong Kong et le mémorial de la paix d'Hiroshima au Japon ont été plongés dans l'obscurité samedi pour cet action.
Les bureaux de Jakarta, Séoul et Tokyo ont été plongés dans l'obscurité. Une centaine d'étudiants ont allumé des bougies et applaudi quand la lumière s'est éteinte sur le Mémorial de la paix d'Hiroshima, un des rares bâtiments à avoir résisté à la bombe atomique qui a ravagé la ville en 1945, selon un responsable local.
A Bangkok, la campagne « Une heure pour la planète » a été suspendue pour des raisons de sécurité alors que des dizaines de milliers de manifestants réunis dans la capitale exigent le renversement du Premier ministre.
Le mouvement est né à Sydney en 2007 lorsque 2,2 millions de personnes avaient plongé la ville dans le noir pendant une heure afin de sensibiliser l'opinion à la consommation excessive d'électricité et la pollution au dioxyde de carbone.