Le sommet sur le climat, qui se tient du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague au Danemark, vise notamment à trouver un traité, qui succèdera au protocole de Kyoto.
Le protocole de Kyoto en vigueur depuis 2005
Ce premier traité, qui est à ce jour l'unique instrument multilatéral de lutte contre l'effet de serre contraignant sur le climat, a été conclu en décembre 1997 et il est entré en vigueur en février 2005. Il vise une réduction mondiale des émissions de six principaux gaz à effet de serre (GES), dont le CO2, d'au moins -5 % en 2012 par rapport à 1990.
Bond des émissions polluantes
Malgré ce protocole, une étude, publiée en novembre dans la rue Nature Geoscience, montrent que les émissions ont pourtant bondi de + 41 % par rapport à 1990. Quant aux émissions liées à l'utilisation d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), elles ont aussi bondi de 29 % entre 2000 et 2008, malgré un léger ralentissement l'an dernier dû à la crise.
38 pays seulement ont ratifié ce traité
Ces engagements contraignants inscrits dans le protocole de Kyoto ne concernent que 38 pays industrialisés (dont l'Union européenne), qui ont accepté de le ratifier.
Il faut rappeler que les Etats-Unis est le seul pays dit développer à ne pas avoir ratifié ce traité.
Ces pays (dits de l'Annexe 1) représentaient 46 % des gaz à effet de serre en 2004 (pour 20 % de la population mondiale et 57 % du PIB) : ils se sont vu imposer des "objectifs différenciés" de -8 % pour l'Union européenne à +15,0 % pour la Russie, -6 % pour le Canada ou le Japon.
Les pays émergents dont la Chine, devenue premier pollueur mondial (19 % des émissions) ou l'Inde sont exonérés au même titre que l'ensemble des pays en développement malgré leur croissance exceptionnelle. Le protocole de Kyoto prend fin en 2012.