La pollution de l'air est une nouvelle fois montrée du doigt en Chine puisqu'elle entraîne une diminution des petites averses, indispensables pour l'agriculture et les ressources en eau de ce pays asiatique.
Cette étude, intitulée "La forte pollution supprime les faibles pluies en Chine", montre que le nombre de jours de petites précipitations (inférieures à 0,1 millimètre par jour), a diminué de 23 % en Chine depuis cinq décennies en raison des particules polluantes, qui nuisent à la formation des nuages de pluie.
La Chine tarde à réduire ses émissions polluantes
Selon cette étude, il semblerait que "les particules polluantes, appelées aérosols, empêchent les gouttes d'eau de s'agréger, ce qui fait qu'elles sont plus petites et qu'elles ne tombent plus sous forme de pluie" souligne Deliang Chen, professeur à l'université suédoise de Göteborg.
Même si la quantité des précipitations reste stable, la raréfaction de "bonnes pluies" de faible quantité est une menace pour la Chine qui traîne pour réduire ses émissions polluantes en pleine expansion, souligne-t-il.
La pollution de l'air...mauvaise pour le climat
"Les petites pluies dans un pays comme la Chine sont vitales parce qu'elles sont facilement absorbées par les sols. Mais à l'inverse, les très fortes pluies, qui augmentent, emportent la terre et contribuent à l'érosion et aux inondations" note Deliang Chen. "Maintenant, nous avons une preuve que la pollution de l'air est non seulement mauvaise pour le climat, mais aussi pour l'agriculture et l'économie" ajoute-t-il.
Le saviez-vous ?
Le nord de la Chine, le plus exposé au manque d'eau, connaît actuellement sa pire sécheresse depuis 60 ans et cinq millions de personnes manquent d'eau, selon les médias officiels.
L'étude a été menée à Göteborg, à Washington et à Pékin puis a été publiée aux Etats-Unis par le Journal de recherche géophysique.