Depuis New York, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi (23 septembre) : "Nous sommes la dernière génération à pouvoir décider, après ce sera trop tard. Décider quoi ? De limiter l'augmentation de la température (de la planète) à deux degrés".
Quand Nicolas Sarkozy défend la taxe carbone
Estimant que le taxe carbone n'était ni "complexe", ni "illégitime", il a expliqué : "On rééquilibre les conditions de production en disant : produire sale, cela coûtera plus cher, consommer sale, cela coûtera plus cher, en revanche si vous consommez propre, si vous économisez de l'énergie, cela coûtera moins cher". "Si l'on dit c'est la faute de Total ou la faute de Dupont et moi je n'ai rien à faire, alors on ira à la catastrophe" a-t-il ajouté.
Et l'électricité qui n'est pas taxée ?
Le chef de l'Etat a souligné que le fait que l'électricité ne soit pas concernée par cette taxe carbone était "bon pour l'indépendance de la France".
"La France n'a pas de pétrole. La France n'a pas de gaz. Et la France n'exploite plus de charbon. En revanche, la France produit de l'électricité par le nucléaire et par les énergies renouvelables" a-t-il souligné.
"Nous taxons le pétrole, le gaz, le charbon et nous exonérons de taxe le nucléaire et les énergies renouvelables".
La taxe carbone, dont l'objectif est d'inciter les entreprises et les particuliers à se tourner vers des produits et des modes de transport ou de chauffage moins gourmands en énergies fossiles (pétrole, gaz ou charbon), entrera en vigueur le 1er janvier 2010.