 | La radioactivité qui se dégage de la centrale nucléaire de Fukushima au japon a déjà contaminé le lait, l'eau et des légumes dans certaines régions du pays. Outre cette contamination « terrestre » les autorités sanitaires du Japon se tournent désormais vers l'Océan pacifique ou les japonais, grands consommateurs de poissons, algues et autres fruits de mer, prélèvent ces ressources alimentaires. Le ministère de la Santé a donc demandé aux préfectures de Chiba et Ibaraki, de renforcer le contrôle et les programmes d'inspection des produits pêchés le long des côtes. Des taux d'iode 131 et de césium 134 respectivement 126,7 fois et 24,8 fois plus élevés que les normes fixées par le gouvernement ont été mesurés dans l'eau de mer près de la centrale nucléaire de Fukushima indiquait mardi la Tokyo Electric Power (Tepco). Le taux de césium 137 était également 16,5 fois plus élevé que la normale, tandis qu'en revanche celui de cobalt 58 était inférieur à la norme, indiqué un responsable de Tepco, assurant que ces niveaux de radioactivité ne constituaient pas une menace pour la santé humaine. Les substances radioactives ont été détectées dans des échantillons d'eau de mer prélevés lundi à environ 100 mètres au sud de la centrale de Fukushima, selon Tepco. Le ministère des Sciences japonais annonçait de son coté qu'il allait procéder à partir de mercredi à des tests en mer à huit endroits différents et à 30 km de la côte de Fukushima.
En 2009, le Japon a pêché 5,43 millions de tonnes de produits de la mer, dont 4,15 millions de tonnes de poissons
Les pêcheurs n'ont pas encore pu reprendre le travail
Au japon, l'Agence des pêches indique que les infrastructures locales avaient été en grande partie détruites sur la côte nord-est par le tsunami et que les pêcheurs n'avaient pas pu encore reprendre le travail. "L'industrie de la pêche a été dévastée entre Aomori et Chiba, en particulier dans les préfectures d'Iwate, de Miyagi, de Fukushima et d'Ibaraki. Nous ne sommes donc pas dans une situation où la pêche est pratiquée et des produits expédiés. Nous ne prévoyons pas de mettre en place des mesures pour le moment", soulignait l'agence gouvernementale. "Si la pêche reprend, nous demanderons aux municipalités de pratiquer des tests de radioactivité pour garantir la sûreté des produits", ajoute t-elle.
|  |