Larnar Alexander, sénateur républicain du Tenessee, estime que les Etats-Unis ne devraient pas imposer cette année de droits d'émissions polluantes pour combattre le changement climatique. Pour lui, cela se traduirait par une hausse des taxes, difficile à supporter en période de récession.
Le président américain Barack Obama est en effet favorable à un système de vente de droits d'émission de gaz carbonique, déjà en vigueur dans l'Union européenne, qui pénalise les plus gros pollueurs et récompense les entreprises vertes.

Républicains contre démocrates ?
« Je suis ouvert, comme plusieurs républicains, à un système de droits d'émission, mais il devient de plus en plus difficile d'y penser en pleine récession », explique le sénateur Alexander.
« Ce n'est pas le moment de mettre en place un système national de taxation sur chaque facture d'électricité et chaque achat d'essence », ajoute t'il.
Mais « il y a beaucoup de choses que l'on peut faire et qui sont plus efficaces », estime M. Alexander, citant « l'énergie nucléaire, les voitures électriques, la recherche et développement énergétique ».

Les droits d'émission de CO2 : une mesure à laquelle tient le Président Obama
De son côté, le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, un des principaux avocats de la lutte contre le réchauffement climatique au sein du Sénat, confirme que Barack Obama était déterminé à agir dans ce domaine.
« Regardez où va l'argent. On peut dire ce qu'on veut, mais il (Obama) investit là où c'est nécessaire », déclare le parlementaire. La lutte contre le réchauffement « est un sujet sur lequel il est facile de reculer, mais il ne l'a pas fait », ajoute t'il.
« Je crois que le monde comprend qu'avec l'élection d'Obama, notre visage a changé » par rapport à celui que montrait l'administration Bush, conclut-il, promettant que les Etats-Unis allaient « travailler avec le reste du monde sur ce sujet ».