55 pays, représentant 78 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont adressé à l'ONU leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour 2020 afin de lutter contre le changement climatique.
A Copenhague, plus de trente pays se sont fixés comme objectif de limiter le réchauffement moyen de la planète à 2°C par rapport à leur niveau préindustriel mais si nous additionnons la somme des engagements, l'objectif est loin d'être atteint.
Le réchauffement pourrait être entre +3,5 et 4°C
Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre notifiés aux Nations unies par les pays développés ne sont pas suffisants pour limiter à 2°C le réchauffement de la planète par rapport à l'ère préindustrielle. "On y voit plus clair, mais en l'occurrence on va plutôt vers un réchauffement de + 3,5 à +4°C" note Romain Benicchio, responsable politique de l'organisation Oxfam.
Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies a déclaré : "Une ambition plus forte est nécessaire pour relever ce défi" a-t-il reconnu.
"Mais j'estime que ces engagements témoignent clairement d'une volonté de faire aboutir les négociations".
Les principaux pays restent sur leurs positions
Le président de la Commission Environnement du Parlement Européen, Jo Leinen, a déclaré lundi : "Nous aurons besoin d'énormes améliorations sur le niveau et la qualité des mesures pour protéger le climat d'ici à la prochaine conférence prévue à Mexico en novembre-décembre 2010".
Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre se sont globalement contentés de réitérer leurs engagements annoncés avant la conférence de Copenhague :
Les Etats-Unis ont confirmé leur intention de réduire en dix ans leurs émissions "d'environ 17 %" par rapport à leurs niveaux de 2005, ce qui représente une réduction de 3% par rapport aux niveaux de 1990, année de référence retenue par l'Union européenne.
Le Canada s'est aligné sur les objectifs américains : réduction de 17 % par rapport aux niveaux de 2005, soit 3 % par rapport à 1990.

Les pays de l'Union européenne se sont donnés dix ans pour réduire de 20 % leurs émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 1990.
Ils se disent prêts à relever ce taux à 30 % "en cas d'offres comparables" des autres pays industrialisés "et de contributions adéquates" des pays émergents.
Le Japon a confirmé son objectif annoncé avant Copenhague : réduire de 25 % ses émissions d'ici 2020 par rapport à 1990. La Norvège a maintenu son engagement de réduire d'au moins 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990. Ce pays est prêt à porter son effort à 40 % si d'autres Etats affichent des objectifs plus ambitieux.