350 maires de villes européennes se sont engagés mardi à Bruxelles à combattre le réchauffement du climat en signant la "convention des maires", un document par lequel les villes s'engagent à réduire leurs émissions de CO2 de 20% en 2020, conformément au plan d'action adopté par les dirigeants de l'UE en décembre 2008.
Les maires ont aussi obtenu l'assurance de financements communautaires pour leurs plans d'actions. En signant cette convention, les maires acceptent :
que leurs plans d'action soient publics
que leur mise en oeuvre soit contrôlée
que la vérité soit révélée au cas où ils ne tiendraient pas leurs objectifs
Un responsable de la Commission européenne a ajouté : "Dans ce cas, ils seront nommément blâmés. Il n'est pas question de pénalités, mais le fait de voir sa gestion publiquement dénoncée sera un sérieux incitatif pour les maires".
"Nous sommes prêts à financer jusqu'à 75% du coût total des projets" a assuré Philippe Maystadt, président de la Banque européenne d'investissements. Cette banque va aussi créer un fonds doté de 15 milliards d'euros pour financer les services de conseils aux collectivités locales pour leurs projets.
Chaque augmentation de son niveau risque d'avoir des conséquences catastrophiques
Le maire de Hambourg, Ole von Beust, a déclaré mardi : "Nous sommes la deuxième ville portuaire de l'Union européenne. Nous sommes très proches de la mer. Or chaque légère augmentation de son niveau risque d'avoir des conséquences catastrophiques. Nous sommes directement concernés et nous voulons tout mettre en oeuvre pour prévenir cette catastrophe climatique".
Paris a déjà connu une catastrophe climatique en 2003
De son côté, Denis Beaupin, adjoint au maire de Paris, a rappelé que la capitale française avait déjà connu une catastrophe climatique en 2003 lors de la canicule : "Cette épreuve a montré combien nous étions vulnérables".
Il a donc poussé à l'adoption d'un "plan climat" en octobre 2007 visant à "réduire les émissions de gaz à effet de serre de 75% d'ici à 2050".
Nous devons utiliser nos pouvoirs pour introduire les changements
Enfin le maire de Vaxjo (Suède), reconnue comme "la ville la plus verte d'Europe" depuis qu'elle a décidé en 1996 "de se passer des combustibles fossiles", a avoué : "Ce n'est pas facile de gagner des élections en imposant une taxe sur le CO2, mais nous l'avons fait". "Nous devons utiliser nos pouvoirs pour introduire les changements".