Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites en Russie et elles le seront selon les Russes, qui viennent de revoir en... hausse leur objectif de réduction : entre 20 et 25 % d'ici 2020 par rapport à 1990, contre 15 % jusqu'ici, a annoncé la Commission européenne.
Cette intention affichée par le président russe Dmitri Medvedev a été saluée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
La Russie s'aligne doucement mais sûrement sur l'Union européenne, qui s'est engagée à réduire de 20 % ses propres émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, et même de 3 % en cas d'accord international sur la question.
Plus de sérieux de la part de certains pays industrialisés et émergents
Moscou s'est aussi adressé aux autres pays industrialisés ou émergents, comme les Etats-Unis, l'Inde ou la Chine, très hésitants à se fixer des objectifs contraignants. "A présent nous avons un objectif (commun) qui est de convaincre nos collègues (dans le monde) d'être plus sérieux sur cette question" a dit Dmitri Medvedev. "Tout ceci devrait être fait avant la conférence de Copenhague, qui je l'espère sera un succès même s'il n'y a pas d'accord contraignant" a-t-il ajouté. Selon les experts du climat, il faut limiter à 2°C le réchauffement climatique de la planète.
Un accord contraignant est nécessaire selon Angela Merkel
Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle espère qu'un international contraignant sur le climat, pour signature au premier semestre 2010, verra le jour dans la capitale danoise.
"Il est clair que cela dépend maintenant de nous, de l'Allemagne et de l'Europe, de nous montrer ambitieux et de ne pas mettre en doute le succès à Copenhague" a-t-elle déclaré. Le sommet de Copenhague, qui aura lieu du 7 au 18 décembre, est menacé d'échec du fait de l'opposition des pays de l'Asie et du Pacifique à fixer des objectifs contraignants en termes de réduction d'émissions polluantes.