Les Aéroports de Paris (ADP), Orly et Roissy-Charles de Gaulle (CDG), ont été récompensés lundi pour leur plan de réduction de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui n'incluent pas la pollution par les avions eux-mêmes.
ADP a obtenu le certificat de niveau deux sur un total de quatre, appelé "accréditation carbone". Le plan de réduction des émissions vise toutes les utilisations de l'énergie pour chauffer, rafraîchir, éclairer et faire fonctionner les installations des aéroports.
Les deux aéroports sont parvenus à réduire leurs émissions de CO2 "en-dessous du cap des 100.000 tonnes par an, contre 125.000 émises en 2004, et on espère descendre en-dessous des 60.000 tonnes à l'horizon 2020" a souligné le directeur général adjoint d'ADP, Bernard Cathelain, chargé du pôle aménagements et développement durable.
L'objectif d'Aéroports de Paris est de "réduire de 20 % la consommation d'énergie par passager à l'horizon 2020 par rapport à 2004 et de 40 % à l'horizon 2030" a-t-il ajouté, en précisant : "Sur les 20 % prévus pour 2020, on en est déjà à 15 %."
Cette réduction des émissions de CO2 passe par la réduction de la consommation d'énergie, avec notamment la construction de bâtiments moins énergivores. L'introduction récente de la géothermie à Orly doit aussi permettre de chauffer de façon plus propre 30 % de cet aéroport. Selon Bernard Cathelain, "ce sera 9.000 tonnes de CO2 en moins quand elle tournera à plein régime".
La réduction de CO2 grâce au projet, unique en France sur un aéroport, d'installation d'une centrale fonctionnant aux résidus de bois à CDG se chiffrera à 18.000 tonnes par an.
Au total, 28 grands aéroports européens, représentant 34 % du trafic aérien passagers sur le vieux continent, participent à ce programme de certificats "accréditation carbone".
ACI-Europe est une association à but non lucratif regroupant 400 aéroports dans 46 pays européens par lesquels passent plus de 90 % du trafic aérien en Europe.