Dans un rapport intitulé "Migration, Environnement et changement climatique : calculer l'évidence", l'Organisation internationale pour les migrations souligne que les déplacements de population provoqués par les changements climatiques s'effectuent essentiellement à l'intérieur des pays concernés ou chez les proches voisins (...). Ces personnes ne vont pas forcément se réfugier dans les pays riches.
Le nombre de personnes touchées par les catastrophe a encore doublé
"Des mouvements humains d'envergure causés par les changements climatiques et la dégradation de l'environnement sont non seulement inévitables mais ont déjà commencé ». Alors que le nombre de personnes touchées par les catastrophes naturelles a plus que doublé ces dernières années, l'Organisation internationale pour les migrations démontre qu'il n'y a pas eu une augmentation des migrations dans les pays lointains sur cette même période.
Les pauvres et les riches dans le même bateau ?
Selon l'organisation, les pays pauvres risquent d'être les plus exposés à ces menaces et auront besoin d'une aide internationale pour y faire face. Les pays riches doivent également se préparer, prévient l'étude, soulignant "un manque inquiétant de politiques" mises en place jusqu'à présent pour faire face à d'éventuels déplacements de population dans le futur.
Combien de réfugiés climatiques dans le monde ?
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés recense actuellement 24 millions de "réfugiés climatiques". Mais ce chiffre pourrait atteindre 200 millions d'ici 2050 en raison de la "dégradation insidieuse de l'environnement". D'autres estimations parlent d'un milliard de personnes à risque en 2050.