Les incendies en Russie et en Ukraine se rapprochent dangereusement des zones « d'activités nucléaires » ou de celles contaminées par des accidents radioactifs. L'incendie ravageant une réserve naturelle près du centre nucléaire russe de Sarov, à 500 kilomètres à l'est de Moscou, a encore gagné du terrain, informe vendredi le ministère des Situations d'urgence.
"Le foyer d'incendie apparu il y a deux jours dans la partie orientale d'une réserve naturelle, où la foudre a frappé des pins, a gagné du terrain et représente un certain danger", a indiqué le ministère.
Il n'est pas précisé à quelle distance de l'incendie se trouve les installations nucléaires où sont notamment fabriquées des ogives atomiques.
Un deuxième foyer de 200 hectares a également été "localisé" dans le district de Pouchta, dont le chef-lieu est à une vingtaine de kilomètres de la ville abritant le centre nucléaire. Les autorités russes avaient affirmé le 4 août avoir évacué les matériaux radioactifs et explosifs, avant d'assurer quelques jours plus tard que le dangerétait passé et que le centre fonctionnait normalement.
Deux autres sites sensibles, le centre de retraitement de déchets nucléaires
de Maïak et le centre de matières fissiles de Snejinsk, tous deux situés à 2.000 km à l'est de Moscou dans l'Oural, ont aussi été menacés par des incendies, mais la situation serait désormais sous contrôle.
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La centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986 après l'accident
Tchernobyl aussi
Jeudi, déjà, le Ministère des Situations d'urgence russe annonçait que des tourbières étaient en feu sur deux hectares depuis lundi à 60 kilomètres au sud de la centrale nucléaire de Tchernobyl, toujours selon le ministère qui se voulait rassurant la situation "ne présente pas de danger". Des autorités russes qui assurent que le niveau de radioactivité dans le pays ne s'était pas écarté de la norme, notamment dans les zones de l'ouest contaminées en 1986 par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.
"Nous avons un maillage serré et nous menons une surveillance renforcée. Nulle part en Russie n'a été enregistré de hausse du niveau de radiation liée à la propagation de résidus de combustion", déclarait le directeur-adjoint du service fédéral de météorologie.