Le Parlement européen doit encore donner son approbation sur le plan de lutte contre le réchauffement climatique, qui a été adopté vendredi à Bruxelles par les 27 dirigeants de l'Union européenne malgré les nombreuses concessions faites.
Je vous l'apporte et vous en ferez ce que vous voudrez
"Je vous apporte l'accord unanime des 27. Vous en ferez ce que vous en voudrez. Je suis persuadé que chacun a des motifs d'insatisfaction. Pour les uns, trop a été donné à l'industrie, pour d'autres, la décision n'est pas assez. (...) Mais au fond, l'accord respecte les objectifs que vous vous étiez donnés" a-t-il souligné le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy.
Il a ajouté : "Le choix de la défense de l'environnement n'est pas un choix subi mais revendiqué. Pour cela, il a fallu trouver des compromis. L'unanimité est la garantie du respect de nos engagements" a insisté le chef de l'Etat français.
A travers des mesures contraignantes pour les Etats membres et leur industrie, ce plan doit réduire en 2020 les émissions de gaz à effet de serre de l'UE de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990.
Vous détenez la dernière clé
L'aval de ce plan climat est également appuyé par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : "Vous Parlement européen détenez la dernière clé qui va ouvrir la dernière porte qui va permettre à l'Europe du XXIe siècle de prendre son envol".
Le groupe votera contre des dispositions
Quant au co-président des Verts, Daniel Cohn-Bendit, il a fait savoir que son groupe voterait contre certaines dispositions : "Vous avez dû faire des égoïsmes des uns et des autres un compromis. Alors, ce qui est bon, nous allons le voter, mais nous voterons contre ce qui n'est pas bon".
Les députés européens doivent débattre de cet accord mardi puis voter mercredi sur chacune de ses dispositions.