Trois parcelles de maïs, soit une trentaine d'hectares, ont été détruites dans la Sarthe, fin juillet. En cause : la découverte de traces d'OGM dans des semences fournies par la société Pioneer, annoncent lundi l'entreprise, ainsi qu'un agriculteur.
« Des traces d'OGM inférieures à 0,1% ont été constatées par la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans un lot de semences conventionnelles en provenance des Etats-Unis », précise Karine Affaton, responsable de communication de l'entreprise basée en Haute-Garonne, filiale du groupe chimique américain Dupont De Nemours.
« Grâce à la traçabilité nous avons pu rappeler tous les sacs provenant de ce lot sauf pour trois exploitations de la Sarthe qui avaient déjà ensemencé », ajoute t'elle.
"Nous respectons toutes les règles mais nous ne pouvons pas être à l'abri d'une présence fortuite d'OGM due à la pollinisation dans les pays comme la Hongrie où la culture d'OGM est autorisée", explique Mme Affaton.
Francis Lecorcier, un des agriculteurs concernés, a été contraint par la préfecture de détruire son champ avant la floraison du maïs. « C'est le principe de précaution qui a été strictement appliqué », explique t'il.