Selon la mairie de Paris, il n'y a pas de pénurie d'eau potable dans la capitale mais elle a toutefois ajouté qu'il fallait rester vigilant après l'appel du préfet de Paris à un usage "économe" de l'eau en raison du faible débit de deux cours d'eau, le Lunain en Seine-et-Marne et la Vanne dans l'Yonne.
Le préfet de Paris avait appelé vendredi à un usage "raisonné" et "économe" de l'eau potable dans la capitale en raison du faible débit de ces deux cours d'eau. "Afin de soutenir les débits d'étiage, Eau de Paris restitue dans les rivières locales une partie de l'eau qu'elle prélève habituellement sur les ressources souterraines pour alimenter les Parisiens" a ajouté la ville.
Selon elle, les arrêtés prévoient en cas de franchissement du seuil de crise sur un cours d'eau "la restitution d'au moins 30 % du débit prélevé dans les captages". La régie municipale Eau de Paris "va au-delà de ces obligations réglementaires et déverse en rivière des débits supérieurs à ceux exigés" affirme la mairie.
D'où vient l'eau qui alimente Paris ?
La moitié de l'eau qui alimente Paris provient de sources situées au sud (vers Fontainebleau, Provins et Sens) et à l'ouest de Paris (vers Dreux) et l'autre moitié provient de la Seine (30 %) "potabilisée" à Orly et de la Marne (20 %) "potabilisée" à Joinville. La consommation quotidienne d'eau pour Paris était de 510.000 m3 le 25 juillet 2010 contre 726.000 m3 au plus haut le 2 juillet dernier.
Restrictions d'eau dans 32 départements
Depuis lundi, les mesures de restrictions d'usage de l'eau touchent 32 départements.
Au 26 juillet, un arrêté préfectoral limitant la consommation d'eau a été pris dans 32 départements sur 96, contre 35 l'an dernier qui "n'était pas une grande année de sécheresse et correspond à une référence à peu près moyenne" a précisé Hervé Brulé, directeur de projet à la direction de l'eau et de la biodiversité. Dans quasiment la moitié des 32 départements concernés, "il y a, au moins, un secteur avec des restrictions de niveau 3", le plus élevé, a-t-il ajouté
"Le sud-est est relativement préservé de la sécheresse cette année" alors que le nord-ouest (Normandie et Bretagne) "est un peu plus sec que d'habitude", a-t-il ajouté.