Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy s'est rendu en Vendée et en Charente-Maritime, les deux départements les plus touchés par le tempête qui a traversé la France dimanche d'ouest en est puis a annoncé plusieurs mesures :
- Le déblocage de 3 millions d'euros "pour faire face aux dépenses des victimes" de la tempête. Le président français a affirmé que la tempête Xynthia était "une catastrophe nationale, un drame humain avec un bilan épouvantable ». Il a ajouté : "l'urgence c'est d'entourer les familles qui ont des disparus et des morts". "Ce n'est pas le moment de commencer les polémiques".
- La signature de l'arrêté de catastrophe naturelle dès mardi (2 mars).
- La mise en place d'une mission d'inspection de l'Intérieur et de l'Equipement qui devra remettre un rapport dans les dix jours "pour comprendre ce qui s'est passé".
- La demande d'un "plan digues" au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Et oui la question des constructions littorales est à nouveau posée après les inondations de maisons de bord de mer. Nicolas Sarkozy a ajouté : « On ne peut pas transiger avec la sécurité ».
- Le président Nicolas Sarkozy a annoncé "un plan spécial" pour les ostréiculteurs qui ont subi des dégâts considérables entre l'île d'Oléron (Charente-maritime) et l'île de Noirmoutier (Vendée).
Il a également annoncé une "table ronde pour tous les professionnels" (ostréiculteurs, conchyliculteurs...).
- Une personne va être désignée pour servir "d'interface" entre les victimes et les assurances.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a déclaré : "Ce qui s'est produit notamment en Vendée, c'est une conjonction extraordinairement rare, pour ne pas dire exceptionnelle de grande marée, de dépression, de la tempête elle-même et le fait que cela s'est produit la nuit".