Logo du site ushuaia, la terre et nous
30 mars 2009 -
15h39 :
Sommet Bonn - USA : agir, oui, mais pas seuls
[ ENVIRONNEMENT - CLIMAT ]

Todd Stern, envoyé spécial des USA pour le changement climatique, affirme, lors du sommet de Bonn, que les Etats-Unis sont engagés « de toutes leurs forces et avec ferveur » dans la négociation d'un accord sur le climat, d'ici la fin de l'année.
  
« Nous ne doutons pas du changement climatique, nous ne doutons pas de l'urgence, nous ne doutons pas du défi qui nous attend », déclare t'il à la presse, avant de s'adresser aux délégués de 175 pays réunis jusqu'au 8 avril dans la ville allemande.


 
Les Etats-Unis veulent agir, mais pas seuls
 
« Nous revenons à la table (de négociation) avec énergie et engagement (...) mais nous ne ferons pas tout tous seuls » affirme Todd Stern, en appelant notamment les principaux pays en développement à s'engager à leur tour.
 
« L'enjeu fondamental de cette négociation sera de réfléchir à des actions que pourront conduire les pays en développement » dans la lutte contre l'effet de serre. « Vous n'irez tout simplement pas là où la science vous commande d'aller si vous n'avez pas la Chine et les autres pays en développement », explique t'il.
     
En effet, à ce jour, la Chine et les grandes économies émergentes ne sont pas soumises à des réductions contraignantes de leurs émissions de gaz à effet de serre, contrairement aux pays développés tenus par le Protocole de Kyoto.
  
Arguant de ce déséquilibre, les Etats-Unis n'avaient pas ratifié le protocole, dont la première phase d'engagements expire fin 2012.

Les drapeaux européens


  
L'Europe attend plus des Etats-Unis...
  
L'Union européenne vise une baisse de -30% de ces émissions de gaz à effet de serre (comparé à 1990) d'ici à 2020, , dans le cadre d'un accord ambitieux.

Le but de Barack Obama : ramener en 2020 les émissions américaines à leur niveau de 1990, soit une baisse d'environ 15% (comparé à aujourd'hui).
  
En dépit de l'enthousiasme soulevé par la nouvelle administration américaine, ce chiffre est jugé trop timoré, notamment par les Européens.
 
Todd Stern se défend de ces critiques, arguant que « si vous considérez notre objectif, comparé au scénario « business as usual » (ndlr: si on ne fait rien), on n'est pas loin des 30%, et le coût pour les Etats-Unis n'est pas loin de ce que son objectif coûtera à l'UE ».

ONU


... les Nations-Unies aussi
 
« C'est une bonne offre de départ, j'espère qu'il y a de la place pour davantage », estime Michael Zammit Cutajar, qui pilote les négociations sous l'égide de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). « Mais nous ne voulons pas que les Etats-Unis signent quelque chose qu'ils ne pourront appliquer », avertit-il.
      
L'ONU s'est aussi félicitée de l'idée du "forum sur le climat et l'énergie", annoncée par M. Obama, et qui devrait réunir, dès fin avril, les principales économies de la planète.
  
« Il ne s'agit pas d'un processus de négociations mais d'une plateforme de discussions très précieuse et très utile », à la conclusion du futur accord, estime Yvo de Boer, secrétaire général de la CCNUCC.



 


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience