Le rideau est tombé samedi sur le sommet sur le climat qui se tenait depuis le 29 novembre à Cancun au Mexique. Pour découvrir les petits avancées, nous vous invitons à cliquez ici.
Voici quelques réactions :
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a qualifié de "succès important dans un monde qui en a vraiment besoin" l'accord conclu à Cancun par près de 200 pays pour lutter contre le changement climatique.
"Les gouvernements se sont rapprochés pour la cause commune, pour le bien commun, et se sont mis d'accord sur la façon de progresser pour répondre au défi de notre époque".
"Les résultats de Cancun nous ont donné d'importants outils. Maintenant, nous devons les utiliser, et redoubler d'efforts en conformité avec les impératifs scientifiques". "Même s'il y a encore beaucoup de travail à faire, le succès de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques nous positionne sur la voie d'un monde plus prospère, et plus viable pour tous.
Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a estimé : "On a évite le pire" mais un sentiment demeure : si les actes manquent, la volonté reste intacte". "L'accord de Cancun est une bonne base pour garder espoir et permet de ne pas tomber dans un défaitisme total", ajoute-t-il, qualifiant de "bonne nouvelle pour la planète" l'accord trouvé sur les forêts.
"Nous sommes tristes de constater que nous sommes toujours au même point qu'il y a 20 ans à Kyoto, pays riches, pays émergents et pays pauvres se renvoient la balle de celui qui devra faire le plus d'efforts". "Plutôt que de rechercher la responsabilité ou la culpabilité des uns ou des autres, juge-t-il, une démarche internationale ne sera possible que si on recherche les solutions plutôt que d'éventuels coupables".
Le Premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué : "L'accord est un pas important qui réaffirme la détermination de la communauté internationale à s'attaquer au changement climatique à travers l'action multilatérale". "
A présent, la communauté internationale doit remplir ses promesses. Il reste beaucoup de travail à faire avant la prochaine conférence sur le climat en Afrique du Sud l'an prochain". "La Grande-Bretagne remplira ses obligations internationales. Ce gouvernement sera le plus "vert" qu'on ait jamais eu. Et je vais continuer de défendre la mise en oeuvre d'un accord global, complet et légalement contraignant".

Le président américain Barack Obama a félicité son homologue Mexique Felipe Calderon (...) pour l'excellent travail du Mexique" sur la conférence de l'ONU, indique la Maison Blanche.
L'accord conclu samedi "est bâti sur les fondations de l'accord historique de Copenhague et poursuit l'effort pour répondre au défi du changement climatique".
France Nature environnement a déclaré : "La conférence de Cancun accouche, sous les applaudissements des pays rassemblés, d'un texte qui fait la quasi-unanimité (...) FNE applaudit elle aussi".
Ce texte, "issu d'un patient travail de négociation mené par la présidence mexicaine" contient "des avancées sur la forêt, tels que des garde-fous permettant d'éviter le soutien de projets anti-écologiques."
"Il y aura du travail en 2011 pour améliorer le dispositif REDD (qui concerne la déforestation), mais le pire a été évité, notamment l'entrée des forêts dans le marché du carbone" estime Eglantine Goux, chargée de mission Forêt Internationale. "Un pas nécessaire vient d'être franchi. Il reste évidemment de nombreux autres pas à faire, pour concrétiser les engagements et viser des objectifs plus ambitieux. Mais aujourd'hui, nous saluons l'élan collectif retrouvé" a avoué Gaël Virlouv, administrateur de FNE,
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, estime que l'accord sur le climat conclu à Cancun (Mexique) est "un pas important" vers un cadre global et légalement contraignant de lutte contre le réchauffement climatique.
Un an après l'échec de la conférence de Copenhague, "l'accord de Cancun démontre que l'approche multilatérale peut donner des résultats". "Nous félicitons la présidence mexicaine de la conférence pour ce succès". Mais le travail est loin d'être terminé, estime l'exécutif européen.
La commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, a déclaré : "Les difficiles négociations ont montré que nous devons encore parcourir un long chemin avant d'atteindre un accord global légalement contraignant". "Toutes les parties devraient à présent prendre des mesures à leur niveau pour réduire ou limiter les émissions (de gaz à effet de serre) afin de limiter la hausse de la température à 2°C".
Yannick Jadot, eurodéputé d'Europe Ecologie-Les Verts a déclaré : "Après l'échec retentissant de Copenhague, les négociations onusiennes ont prouvé qu'elles pouvaient aboutir à des résultats concrets, notamment sur la protection des forêts, l'aide financière aux pays en développement ou la vérification des promesses".
"La confiance dans le multilatéralisme est retrouvée". "Mais attention : le climat n'a pas été sauvé à Cancun ! Les promesses de réduction des émissions sont loin d'être suffisantes pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C".
"L'Union européenne doit renforcer ses engagements (en passant dès maintenant et de façon inconditionnelle à l'objectif de réduction de 30 % de ses émissions à l'horizon 2020) et engager une politique de réduction de sa consommation énergétique sans attendre", selon la motion qui souligne que "la France doit également tenir son engagement pris lors du Grenelle de mise en place d'une contribution climat-énergie".
L'association altermondialiste Attac déclare : "L'accord de Cancun entérine l'accord de Copenhague" devenu "désormais un texte des Nations-Unies et fait un pas de plus vers la fin du protocole de Kyoto". L'association souligne qu'"aucune date" de départ n'est retenue pour les engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Les pays qui "ne choisiraient pas l'année 1990 fixée à Kyoto ne seraient pas soumis au cadre contraignant du protocole". Par ailleurs, "aucun objectif chiffré" n'est fixé.
"En revanche, le texte ouvre la porte à l'extension des marchés du carbone : c'est la carbonisation de la terre, des forêts", "le carbone devenant une sorte de monnaie d'échange universelle, gérée par la banque mondiale" estime-t-il. Pour l'association, il faut "construire le rapport de force nécessaire pour sortir de l'impasse un processus qui, en l'état, ne répond pas aux défis de la crise climatique".
"Le monde reste donc sur sa faim devant cette absence de prise de conscience face à l'urgence climatique (...) l'accord a minima est décevant", même si la "méthode multilatérale est sauvée".
"Aucun accord global contraignant n'a pu être obtenu sur la réduction des émissions de CO2. Les négociations sur l'avenir du protocole de Kyoto sont repoussées à l'année prochaine, soulignent Laurence Rossignol et Philippe Martin, secrétaire nationale et secrétaire national adjoint à l'Environnement et au Développement Durable.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a qualifié de "pas significatif en avant" la conclusion samedi de l'accord de Cancun. "Je suis heureuse d'annoncer que nous avons conclu les accords de Cancun, une série de décisions internationales équilibrées... qui représentent un progrès significatif dans notre réponse au changement climatique".