Strasbourg et sa région ont connu mercredi dernier un niveau historique de pollution aux particules en suspension : 189 microgrammes/m3 sur 24 heures en proximité de trafic et 173 microgrammes en fond urbain. Ces records ont été annoncés par Joseph Kleinpeter, directeur-adjoint de l'Association de surveillance de la pollution atmosphérique. L'épisode de pollution par les particules atmosphériques fut aussi plus long puisqu'il a duré du 12 au 15 janvier.
Plusieurs mesures mises en place
La pollution a amené la préfecture du Bas-Rhin à mettre en place une limitation de la vitesse à 70 km/h sur les axes autoroutiers autour de Strasbourg. Elle a été levée jeudi dernier. Quant à la Compagnie des transports strasbourgeois, elle a proposé des trajets illimités en tramways et autobus au prix unique de 1,40 euro. Le Conseil général du Bas-Rhin avait aussi mis en place une journée de gratuité pour les bus interurbains. Ces mesures avaient été prises après le dépassement il y a huit jours du seuil d'alerte fixé à 125 microgrammes.
Ces particules fines sont très dangereuses
Les particules fines sont des poussières très minuscules en suspension dans l'air, dues à la combustion industrielle, aux moteurs automobiles et au chauffage urbain. Ces particules sont les plus dangereuses car elles peuvent pénétrer au plus profond de l'appareil respiratoire et y amener des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes comme les hydrocarbures polycycliques et les métaux lourds.
En 2000, ces particules auraient provoqué le décès anticipé de 248.000 dans l'Europe des 25.