Les incendies, qui se sont déclarés lundi dans l'Hérault et les Bouches-du-Rhône, étaient considérés comme "éteints" par les pompiers mercredi. L'heure est maintenant à l'enquête et au bilan dans le sud.
Ces feux... les plus importants de l'été
Dans l'Hérault, entre 400 et 500 pompiers étaient encore sur place mercredi entre Fontanès et Assas. Cette surveillance doit permettre de prévenir toute reprise.
Dans la nuit de mardi à mercredi, des "petites reprises" avaient en effet nécessité l'intervention des secours.
Le feu qui s'était déclaré lundi à Villeveyrac, au nord de Sète, et qui a déboulé sur Mèze, lui aussi restait sous surveillance. Près de 4.000 hectares ont été touchés dans l'Hérault par les trois incendies qui se sont déclarés quasi simultanément.
La vigilance était aussi de rigueur à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) où il ne restait plus que quarante pompiers. Rappelons que les flammes ont parcouru 250 hectares. Le vent a baissé mais les soldats du feu continuaient le noyage. En Lozère, trois incendies, qui s'étaient déclarés mardi sous un vent violent ont brûlé une centaine d'hectares et sont désormais fixés, a indiqué la préfecture.
Deux nouveaux feux sous surveillance dans l'Hérault mercredi
Mercredi après-midi, deux nouveaux feux se sont déclarés. A Castelnau-le-Lez (Hérault), un hectare de pinède a été brûlé et un autre feu, qui a déjà ravagé 4 à 5 hectares de pinède en dépit de l'intervention des Canadairs, était toujours en cours en début de soirée à Saint-Chinian (Hérault).
Un jeune homme placé en garde à vue
Un jeune homme de 16 ans, qui a reconnu avoir "mis le feu avec un briquet" à la pinède de Castelnau-le-Lez, a par ailleurs été interpellé et placé en garde à vue, a fait savoir le procureur de la République de Montpellier.
L'origine de ces feux pas encore déterminée ! l'heure est maintenant aux investigations et au bilan
Tous ces incendies ont provoqué des dégâts matériels limités et il n'y a eu aucun mort. Mais la nature a une nouvelle fois beaucoup souffert. Le feu a en effet ravagé des sites souvent remarquables comme le "Puech des Mourgues", près de Saint-Bauzille-de-Montmel (Hérault), un véritable "drame écologique" selon Pierre Antoine, le maire de Guzargues (Hérault).
Entre Cassis et La Ciotat, le feu a également touché des sites naturels classés ou Natura 2000, qui abritent des espèces remarquables, rares, voire endémiques, selon le Groupement d'intérêt public des Calanques.
Une origine criminelle ?
Une suspicion de piste criminelle a été avancée pour l'Hérault par le ministre de l'Intérieur et pour les Bouches-du-Rhône par le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.
"A part la foudre, il n'y a pas de cause naturelle de départ de feu" a souligné mardi le procureur, ajoutant que dans ce cas, le départ "paraît un peu loin d'une route pour que ce soit accidentel".
Dans l'Hérault, Brice Hortefeux a déclaré que "la piste criminelle ne pouvait pas être écartée", précisant que "sur deux débuts d'incendies, au moins, il y avait une interrogation évidente".