Alors que le gouvernement devrait lever le voile sur les arbitrages de la future taxe carbone ce jeudi, les modalités de mise en oeuvre suscitent toujours des remous et les déclarations fusent !
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Lundi (7 septembre), Bertrand Delanoë a estimé que cette taxe carbone "doit s'appliquer à l'ensemble des acteurs économiques -y compris les entreprises, administrations, bailleurs et grands propriétaires privés- mais s'accompagner d'une compensation sociale pour les ménages les plus fragiles".
Pour lui, cette taxe carbone représente précisément l'un des instruments pouvant contribuer à combattre le réchauffement climatique mais il faut "un dispositif clair et incitatif, un effort équitablement réparti".
Lundi (7 septembre), la Fédération française des motards en colère a dénoncé le projet de taxe carbone : "La taxe est hypocrite, absurde et injuste alors que le pouvoir d'achat du plus grand nombre va subir de plein fouet les effets de la crise actuelle". Elle ajoute "Même verte, une taxe de plus reste une taxe de plus !"
Dimanche (6 septembre), Nicolas Hulot, a démenti que cette taxe "c'est 7 centimes de plus à la pompe et c'est inefficace". "C'est une présentation étriquée et simpliste" a dit Nicolas Hulot dans une interview publiée lundi dans Libération".
(...)"La contribution climat énergie doit s'appliquer à tous" et son "produit peut permettre d'accompagner les gens en difficulté" a-t-il dit, demandant des mesures d'accompagnement "pour ceux qui travaillent la nuit, qui n'ont pas accès aux transports en commun".

Dimanche (6 septembre), le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a affirmé lors du grand jury LCI/RTL/Le Figaro : "Il est important que cela se fasse à fiscalité constante, ce n'est pas un impôt nouveau".
Il a insisté sur le fait que sa mise en oeuvre de "la contribution climat énergie" serait "progressive", et "intégralement compensée". "Cela se fera à prélèvement constant".
Samedi (5 septembre), Martine Aubry, première secrétaire du PS, a déclaré sur RTL : "On souhaite une taxe écologique et sociale. Nous proposons que cette taxe qui devrait être assez élevée puisse être compensée à la fois par un remboursement de TVA pour la plupart des Français, ceux notamment qui ne payent pas d'impôt, par exemple 200 euros par an".
Elle a souhaité que cette taxe "puisse aussi être utilisée (...) à réduire le coût du déplacement domicile-travail" ou à "aider ceux qui veulent combattre ce réchauffement" avec notamment des "travaux d'isolement dans les logements".
Samedi (5 septembre), le conseiller spécial de l'Elysée, Henri Guaino, a déclaré : "Ce qu'il faut, c'est partir bas et monter progressivement en accompagnant le changement des comportements.
"Je ne sais pas quel sera le niveau d'entrée mais il ne sera pas élevé car le but de cette taxe, ce n'est pas de prélever de l'argent mais de modifier les comportements".
Samedi (5 septembre), le ministre de l'Ecologie Jean Louis Borloo a défendu le principe d'une taxe carbone : "La seule question que vos enfants vous poseront (...) c'est : étiez-vous dans le camp de la responsabilité ou dans le campdu renoncement. Tout le monde en parle de cette contribution écologique : nous on la fait en vrai".
"Personne n'ignore que les économies qui se développeront, qui créeront de l'emploi, qui créeront des processus de prospérité, sont celles qui seront des économies de bas carbone" a poursuivi Jean Louis Borloo.
Samedi (5 septembre), le chef de file des députés UMP Jean-François Copé a répété : "Je pense que si nous mettons en place cette taxe carbone il faut que sa destination soit connue des Français".
"Peut-être (faut-il) un peu de compensation pour ceux qui habitent en zone rurale, mais aussi et surtout des investissements dans le domaine du développement durable pour financer des modes de transports alternatifs non-polluants" a-t-il assuré.
"Si on commence à faire une grande marmite, une grande usine à gaz (...) en transférant des impôts dans tous les sens, en mélangeant fiscalité écologique, fiscalité sociale, fiscalité du travail, la destination écologique aura perdu son sens".
Pour Jean François Copé, le reversement d'une partie du produit de la taxe pour les habitants des zones rurales se justifie par le fait que ces lieux de résidence sont particulièrement dépendants de l'automobile.