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31 août 2009 -
19h15 :
Taxe: les propos de M. Royal font réagir
[ ENVIRONNEMENT - TAXE CARBONE ]

Ségolène RoyalSégolène Royal a relancé le débat sur la taxe carbone en demandant tout simplement son retrait. Elle estime qu'il s'agit d'un  impôt "historiquement décalé", "injuste" et "insupportable" " qui va "assommer" des familles n'ayant "pas le libre choix de rouler propre.

Les déclarations fusent depuis vendredi (28 août). 

Martine AubryLes socialistes contre la taxe carbone telle qu'elle est envisagée

Lundi, la première secrétaire du PS Martine Aubry a déclaré : "Nous sommes en accord total non seulement avec les Verts mais avec tous les partenaires de la gauche. (...)Nous voulons une fiscalité écologique mais nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle qu'envisagée par l'UMP (...) inefficace sur le plan écologique et injuste socialement".

Il faut des compensations sociales

"Nous demandons que l'argent qui est pris aille en compensation sociale" car cela "ne sert à rien de taxer si on ne donne pas les moyens aux salariés d'avoir des voitures propres, d'avoir des transports collectifs efficaces, proches de chez eux et pas très coûteux" a-t-elle ajouté.

Manuels Valls "Suivre les recommandations de M. Rocard"

Le député-maire PS d'Evry Manuels Valls a dit : "Je suis favorable à cette taxe carbone. Il faut suivre les recommandations de Michel Rocard, ce que ne fait pas l'UMP, ce que ne fait pas, semble-t-il, le gouvernement, en mettant cette taxe au niveau de 32 euros (...)".
Une telle taxe "n'a de sens que si elle est pensée à travers des valeurs de justice sociale et si derrière il y a redistribution en direction des ménages les plus modestes, contraints d'utiliser la voiture".

Rappelons que cette hypothèse se traduirait par une hausse de 7 à  8 centimes d'euros le litre de carburant à la pompe et générerait environ 8 milliards d'euros.

La taxe carbone est injuste

Le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est prononcé pour une fiscalité écologique, tout en jugeant la taxe carbone "injuste".
Le travailleur "à une heure et demie de son boulot", "à qui on ne propose pas un transport en commun, ce serait un comble qu'il soit la victime d'une fiscalité écologique !".

Pourquoi pas une taxe sur les grands pollueurs

Laurent Fabius s'est dit favorable à "une fiscalité écologique juste". Pour lui, le projet gouvernemental est "écologiquement inefficace et socialement, risque de pénaliser les couches moyennes et pauvres". Il plaide plutôt pour "une taxe sur les grands pollueurs".

Benoît Hamon"Il faut qu'elle soit juste socialement"

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé lundi : "Le principe d'une fiscalité écologique, nous sommes tous d'accord, (...) mais ce projet est très en-deçà des exigences en matière d'environnement et parfaitement injuste sur le plan social". 
"L'idée d'avoir une fiscalité qui encourage à la baisse des gaz à effet de serre est bonne mais il faut qu'elle soit juste socialement.

Cohn-Bendit Europe Ecologie"Des déclarations ambiguës"

Pour Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), les déclarations faites par le PS sur la taxe carbone sont  "ambiguës" et il a estimé que "la lutte contre la dégradation climatique ne peut pas attendre que la gauche arrive au pouvoir". 
Il est aussi revenu sur le point de vue de Ségolène Royal : "Elle est à l'est avec ce qu'elle a dit. Il est ridicule et aberrant". Il a averti que cela pourrait être un obstacle à une participation de son camp aux primaires.

Michel Rocard lors des Journées parlementaires PS, le 17 septembre 2007Michel Rocard se pose une question cruciale

L'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, a jugé lundi "prématurées" les déclarations des dirigeants du PS qui ont affiché ce week-end leur opposition à la taxe carbone telle qu'elle est envisagée par le gouvernement.
Pour ce dernier, la question cruciale est : "Qu'est-ce qu'on fait de l'argent et comment on le redistribue aux gens dont on veut modifier les comportements mais dont on ne veut pas martyriser le pouvoir d'achat".
 
Jean-Pierre Raffarin est l'invité de Christophe Barbier"C'était une opération maquillage"

Les socialistes disent qu'ils veulent une fiscalité écologique mais ils ne veulent pas la taxe carbone (...) c'était une opération maquillage pour Jean-Pierre Raffarin.
La taxe carbone, "c'est une redistribution, ce n'est pas pris chez les Français pour aller dans les caisses de l'Etat, c'est quelque chose qui pénalise une énergie pour aller vers d'autres énergies" a-t-il ajouté. 
 
"Il ne s'agit pas d'alourdir le fardeau fiscal"

"Les socialistes ont préféré la démagogie à l'écologie et aux écologistes" a dit lundi le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a en effet assuré : "Il ne s'agit pas d'alourdir le fardeau fiscal" et elle s'est dit favorable à "redistribuer intégralement aux ménages le produit de la contribution climat-énergie".
Samedi (29 août), Cécile Duflot (Verts) a défendu la "nécessité" d'une "fiscalité écologique". Elle a fustigé les opposants, des "démagogues déconnectés de la réalité".

Le gouvernement souhaite appliquer dès 2010 cette taxe carbone, visant à inciter les entreprises, administrations et particuliers à consommer moins d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.


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